Points clés à retenir
- La chirurgie de remplacement de l’épaule consiste à remplacer les parties articulaires endommagées par des implants artificiels.
- Les patients peuvent rester à l’hôpital pendant deux à trois jours après l’opération.
- L’infection et la luxation sont des risques possibles après une arthroplastie de l’épaule.
L’arthroplastie totale de l’épaule, également connue sous le nom d’arthroplastie totale de l’épaule, est une procédure dans laquelle des parties des os de l’articulation de l’épaule sont retirées et remplacées par des implants artificiels. Il aide à restaurer la fonction et la mobilité de l’articulation de l’épaule, tout en réduisant la douleur. Cette chirurgie peut être recommandée pour diverses affections, telles qu’une maladie dégénérative des articulations (arthrose) ou des fractures graves de l’os du haut du bras (humérus).
Certaines personnes peuvent avoir besoin d’une arthroplastie totale inversée de l’épaule, où l’anatomie de l’articulation à rotule est inversée avec les implants artificiels. Les chirurgiens choisissent l’approche inverse pour les patients présentant une coiffe des rotateurs gravement blessée, une faiblesse du bras, une arthrite grave associée à une déchirure de la coiffe des rotateurs ou un échec d’une opération de remplacement total.
Qu’est-ce que la chirurgie de remplacement total de l’épaule ?
L’articulation de l’épaule est composée de trois os principaux : l’os du bras (humérus), l’omoplate (omoplate) et la clavicule (clavicule). Ces trois os sont reliés par des ligaments et du cartilage, qui protègent les extrémités des os là où ils se rencontrent. La tête de l’humérus rencontre l’omoplate au niveau de la cavité (glénoïde), formant l’articulation qui permet l’amplitude des mouvements du haut du bras et de l’épaule.
Lors d’une arthroplastie totale de l’épaule, la tête endommagée de l’humérus et la surface de la glène sont retirées. Ensuite, des implants artificiels sont placés pour rendre la zone articulaire lisse et fonctionnelle, imitant la taille de l’os du patient qui a été retiré.En retirant les parties endommagées de l’os et du cartilage, les patients ressentent moins de douleur et une plus grande amplitude de mouvement.
Dans la plupart des cas, cette chirurgie est une procédure hospitalière et élective. En général, les patients restent à l’hôpital pendant deux à trois jours après l’intervention.
Contre-indications
L’arthroplastie totale de l’épaule est généralement réalisée chez les personnes âgées. Avant de rechercher des options chirurgicales, les patients peuvent suivre des traitements conservateurs tels que des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), des injections de stéroïdes ou une thérapie physique. Certaines situations feraient d’un patient un mauvais candidat pour ce type de chirurgie :
- Le patient présente une infection n’importe où dans son corps, en particulier au niveau du site chirurgical
- Les symptômes de l’épaule ne sont pas suffisamment graves pour provoquer une invalidité ou avoir un impact sur les activités de la vie quotidienne
- Il y a perte ou paralysie du cartilage à l’intérieur de l’articulation (coiffe des rotateurs) et du muscle du haut du bras (muscle deltoïde)
Risques potentiels
Comme pour toute intervention chirurgicale, ce type de procédure comporte des risques de complications potentielles, notamment :
- Infection (superficielle à la plaie ou profondément dans l’articulation)
- Implants délogés ou desserrés (ce qui peut provoquer une luxation de l’articulation de l’épaule)
- Lésion nerveuse qui peut s’améliorer ou non avec le temps
- Raideur ou diminution de l’amplitude de mouvement due à une rééducation physique incomplète après une intervention chirurgicale
- Fractures osseuses autour des pièces de prothèse implantées (fractures périprothétiques humérales ou glénoïdes)
Objectif de la chirurgie de remplacement total de l’épaule
Les patients souffrant de douleurs fréquentes à l’épaule ou d’une mobilité limitée de l’épaule peuvent présenter diverses conditions ou problèmes qui amèneraient un chirurgien à recommander une arthroplastie totale de l’épaule. La chirurgie aide à restaurer la fonction de l’épaule en offrant une stabilité et une amplitude de mouvement accrue.Les personnes souffrant de douleurs à l’épaule peuvent atteindre un point où un traitement conservateur ne les aide plus à soulager leur douleur ou leur amplitude de mouvement.
Les conditions suivantes sont des exemples de causes de douleurs à l’épaule pouvant nécessiter une intervention chirurgicale :
- Arthrose :Dans cet état, l’articulation s’use à cause de l’utilisation et le cartilage peut s’user, laissant les extrémités des os exposées sans rembourrage. Cela provoque des douleurs lorsque l’épaule bouge.
- Polyarthrite rhumatoïde:Les tissus chroniquement enflammés (en particulier la membrane synoviale) de l’articulation pourraient entraîner des lésions du cartilage, créant de la douleur et de l’instabilité.
- Fractures graves :Les personnes qui subissent un traumatisme à l’épaule et dont les os sont affaiblis (comme dans le cas de l’ostéoporose) sont plus susceptibles de souffrir d’une fracture grave des os de l’épaule (fracture humérale) qui pourrait potentiellement avoir un impact sur l’apport sanguin ou la stabilité de l’articulation.
- Nécrose avasculaire : une diminution de l’apport sanguin à l’os entraîne la mort des cellules osseuses et pourrait potentiellement conduire à l’arthrite. Cela peut être dû à la drépanocytose, à la consommation chronique de stéroïdes, à la consommation excessive d’alcool et à la plongée sous-marine.
Comment savoir si j’ai besoin d’une arthroplastie totale de l’épaule ?
Le chirurgien orthopédiste effectuera divers tests pour déterminer si un patient est un candidat approprié pour une arthroplastie totale de l’épaule. Un examen physique de l’épaule est effectué pour déterminer l’amplitude de mouvement et la stabilité, ainsi que pour évaluer la force de l’articulation. Des radiographies seront prises pour déterminer la gravité de l’arthrite, d’éventuelles fractures, des zones de prolifération osseuse ou du cartilage piégé ou flottant dans l’articulation. Une IRM peut être réalisée pour déterminer la qualité de l’os. En fonction des autres conditions du patient, des tests supplémentaires peuvent être nécessaires.
Comment se préparer
Certains patients subiront un bloc nerveux (bloc interscalénique) avant la chirurgie qui engourdira l’épaule et le bras pendant la procédure. Même avec un bloc, les patients seront généralement endormis pendant l’opération car ils recevront également une anesthésie générale.
Emplacement
En règle générale, les patients subissent une arthroplastie totale de l’épaule en milieu hospitalier. En entrant dans la salle d’opération, l’équipe chirurgicale demandera au patient de se déplacer vers le lit chirurgical, qui ressemble à une chaise de plage, pour l’intervention. Parfois, les membres de l’équipe chirurgicale portent une cagoule pour éviter une éventuelle contamination pendant l’intervention. Les patients peuvent être surpris de voir des personnes portant un équipement de protection complet lorsqu’elles entrent dans la salle d’opération.
Que porter
Il est important d’arriver le jour de l’opération en portant une chemise boutonnée ou quelque chose d’assez ample pour pouvoir être porté sur une écharpe, le bras près de la poitrine ou de l’abdomen. Une chemise boutonnée facilite l’enfilage d’une chemise après l’opération, surtout si le bras est encore engourdi à cause du bloc d’anesthésie. Des pantalons et des chaussures confortables sont un bon choix, et éventuellement un pull ou une veste, car il peut faire froid à l’hôpital.
Nourriture et boisson
Le chirurgien ordonnera aux patients de ne rien manger ni boire après minuit la veille de leur intervention chirurgicale. Certains médicaments peuvent être pris avec de petites gorgées d’eau, mais rien d’autre ne doit être consommé, sauf indication contraire du chirurgien.
Médicaments
Les patients doivent fournir une liste complète de leurs médicaments actuels et alerter le chirurgien de tout changement ou omission de médicaments le jour de l’intervention chirurgicale. Le chirurgien déterminera si les médicaments qui provoquent une augmentation des saignements doivent être poursuivis ou arrêtés en fonction de l’état de chaque patient.
Quoi apporter
Il est important d’apporter une pièce d’identité avec photo et des cartes d’assurance le jour de l’intervention. Un sac de nuit contenant tous les effets personnels (comme des lunettes ou un chargeur de téléphone) doit être disponible pour les patients séjournant quelques jours à l’hôpital.
À quoi s’attendre le jour de la chirurgie
Avant la chirurgie
Dans la zone préopératoire, le jour de l’intervention chirurgicale, une infirmière évaluera vos signes vitaux, votre poids, votre état de grossesse et votre taux de sucre dans le sang. Vous retirerez vos vêtements et vos bijoux et enfilerez une blouse chirurgicale permettant au chirurgien d’accéder facilement à l’épaule. Le bloc nerveux sera réalisé avant l’arrivée en salle d’opération.
Pendant la chirurgie
Le patient sera roulé sur une civière jusqu’à la salle d’opération et invité à se déplacer vers le lit chirurgical. Les anesthésistes fixeront des moniteurs sur votre dos et votre poitrine du côté non opératoire pour enregistrer les signes vitaux. Le patient sera endormi sous anesthésie générale et un tube respiratoire sera inséré. Une fois les voies respiratoires établies en toute sécurité, l’équipe chirurgicale commencera à positionner le patient en position assise. L’infirmière en chirurgie utilisera une solution antiseptique pour préparer l’épaule à l’intervention chirurgicale.
L’équipe chirurgicale se compose généralement d’un chirurgien orthopédiste, d’un assistant pour aider à tenir les écarteurs, d’une infirmière chirurgicale, d’un technologue chirurgical et d’anesthésistes. Il existe différents types d’assistants selon l’établissement, comme un résident en orthopédie, un assistant médical, une infirmière praticienne ou une première infirmière ou un technicien adjoint.
Les étapes de l’intervention chirurgicale sont les suivantes :
- Le chirurgien sépare les muscles deltoïdes et pectoraux pour accéder à l’épaule dans une zone largement dépourvue de nerfs (afin de minimiser les lésions nerveuses).
- L’épaule est ouverte en coupant l’un des muscles antérieurs de la coiffe des rotateurs, qui recouvre l’épaule. Cela « ouvre la porte » pour permettre au chirurgien de visualiser et de manipuler les parties arthritiques ou endommagées de la rotule et de l’emboîture de l’épaule.
- Les sections arthritiques ou endommagées de l’articulation sont retirées.
- Les composants de l’alvéole implantaire, de la bille et de la tige sont insérés. Le composant boule métallique est fixé à la tige, qui s’étend vers l’intérieur de l’humérus du patient.
- L’incision du muscle de la coiffe des rotateurs est fermée et suturée.
- L’incision externe (au niveau de la peau) est nettoyée et recousue, et un bandage est appliqué comme revêtement temporaire.
L’opération dure généralement deux heures. Une fois les pansements et la bandoulière en place, le tube respiratoire du patient sera retiré.
Après la chirurgie
Le patient sera amené hors de l’opération vers l’unité de récupération post-anesthésie, où il récupérera quelques heures. Comme pour toute intervention chirurgicale, la procédure entraîne une certaine douleur. Les patients ayant subi un bloc nerveux peuvent ne ressentir de douleur que plus tard, lorsque le bloc disparaît.
Une fois que le patient sera plus éveillé, on lui donnera des liquides pour voir ce qu’il peut tolérer avant de passer aux aliments solides. Une radiographie postopératoire peut être réalisée le jour de l’intervention ou le lendemain pour obtenir des vues définitives des implants.
La plupart des patients resteront à l’hôpital pendant deux à trois jours, selon leur état de santé après l’intervention et l’aide dont ils bénéficieront à leur retour chez eux.
Récupération
Après l’intervention chirurgicale, les patients seront immobilisés dans une écharpe pendant les premiers stades de récupération.Ils ne devraient pas conduire de voiture pendant deux à quatre semaines. Les exercices à domicile seront ordonnés par le chirurgien et doivent être effectués quotidiennement. Cependant, ne soulevez rien de lourd, n’étendez pas le bras dans une position extrême et ne faites pas de sport. Il sera important d’avoir de l’aide pour les activités qui nécessitent de soulever quelque chose de plus lourd qu’un verre d’eau jusqu’à un stade plus avancé du processus de récupération.
Guérison
La plaie chirurgicale sera recouverte d’un pansement. Si le pansement est imperméable, il est possible de prendre une douche. Les plaies chirurgicales ne doivent pas être immergées sous l’eau jusqu’à ce qu’elles soient complètement guéries et fermées pour éviter toute infection. Le chirurgien donnera des instructions postopératoires, en fonction du pansement appliqué, pour savoir s’il faut ou non se doucher ou changer les pansements. Certains chirurgiens préfèrent que les patients attendent d’être vus au cabinet pour leur première visite postopératoire avant de retirer les pansements.
Soins de longue durée
La physiothérapie est une étape essentielle et standard du processus de rééducation de l’épaule et de récupération de sa fonction, de sa force et de sa mobilité. Pour les patients occupant un emploi de bureau, la possibilité de retourner au travail est d’environ deux à trois semaines. Les patients soumis à un travail pénible ou physique seront sans travail pendant environ quatre mois.
Environ six semaines après l’intervention chirurgicale, les patients pourront pratiquer de légères activités avec l’épaule. L’amplitude de mouvement et la force augmenteront régulièrement avec une thérapie physique appropriée au cours des mois suivants, avec des marqueurs d’amélioration significative à 3, 6 et 12 mois.
Chaque chirurgien a une préférence différente quant au moment où ses patients doivent commencer la physiothérapie après l’intervention. C’est une bonne idée d’avoir une discussion avant l’intervention chirurgicale sur le moment où commencer la physiothérapie avec votre chirurgien.
