Points clés à retenir
- Les symptômes du SOPK comprennent souvent les poils du visage, l’acné et les règles irrégulières.
- Les adolescents atteints du SOPK peuvent avoir besoin de tests sanguins et d’échographies pour un diagnostic.
- La gestion du poids grâce à un régime alimentaire et à de l’exercice peut aider à soulager les symptômes du SOPK.
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) débute généralement à l’adolescence ou au jeune adulte. Il provoque des symptômes tels que la pousse des poils sur le visage ou la poitrine, l’acné et des règles irrégulières. Chaque personne atteinte du SOPK peut présenter une combinaison et un timing différents de ces symptômes.Le SOPK est généralement héréditaire et les chercheurs ont récemment identifié certains des gènes impliqués dans le syndrome.
Cet article explique comment diagnostiquer et gérer le SOPK chez les adolescents.
Diagnostic
Les symptômes du SOPK apparaissent généralement à l’adolescence ou chez le jeune adulte.
Les critères de diagnostic de Rotterdam incluent au moins deux des éléments suivants :
- Ovulation anormale, comme indiqué par un nombre réduit de règles ou des règles absentes
- Signes physiques d’androgènes élevés (tels qu’un excès de pilosité) ou d’androgènes élevés dans les analyses de sang
- Ovaires polykystiques à l’échographie
Parfois, il faut du temps aux adolescents pour obtenir un diagnostic de SOPK, car de nombreux symptômes sont similaires aux changements normaux de l’adolescence. Par exemple, de nombreux adolescents ont des règles irrégulières, de l’acné ou une croissance rapide des poils du corps ou du visage, même s’ils ne souffrent pas du SOPK.
Tests diagnostiques
Si votre médecin soupçonne que vous souffrez du SOPK, vous pourriez subir des tests de diagnostic.
Des analyses de sang sont utilisées pour vérifier les niveaux de certaines hormones, notamment la FSH, la LH, la DHEA-S et la testostérone.
Votre médecin peut effectuer une échographie de vos ovaires pour rechercher des kystes, fréquents dans le SOPK. Pour obtenir la meilleure vue, une échographie transvaginale peut être utilisée. C’est là que la sonde à ultrasons est placée dans le vagin plutôt que sur le dessus de l’abdomen.
Si vous êtes vierge ou si vous n’êtes pas à l’aise avec la procédure, votre médecin peut envisager d’utiliser une échographie abdominale, mais les ovaires ne sont pas aussi clairement visibles avec ce test. Des kystes ovariens peuvent survenir avec le SOPK, bien qu’ils ne soient pas nécessaires au diagnostic.
À quoi s’attendre avec le SOPK
Si vous recevez un diagnostic de SOPK, sachez qu’il n’est ni mortel ni très grave. Votre médecin peut recommander certains changements de mode de vie et des visites de suivi régulières pour vous aider à gérer les effets de votre maladie.
La gestion du poids peut aider à réduire certains déséquilibres hormonaux chez certaines personnes atteintes du SOPK. Les personnes atteintes du SOPK ont souvent plus de mal à perdre du poids.Il peut être utile de consulter un diététiste, qui pourra vous suggérer des stratégies pour vous aider à atteindre votre poids optimal, comme faire de l’exercice régulièrement et vous assurer que vos repas comprennent des fruits, des légumes, des grains entiers et des protéines maigres.
Il est également important que vous parliez à votre médecin si vous n’avez pas vos règles régulièrement. Votre médecin peut vous prescrire la pilule contraceptive ou d’autres suppléments hormonaux pour garantir que vous ayez vos règles régulièrement.
Vous devriez également parler à votre médecin de tout symptôme gênant ou embarrassant qui pourrait être causé par votre SOPK, comme l’acné ou la croissance indésirable des poils. Souvent, des procédures ou des médicaments peuvent aider à réduire ces effets.
