Qu’est-ce que la proprioception ?
La proprioception est la capacité de votre corps à ressentir sa propre position et ses mouvements. C’est un processus automatique ou subconscient. La proprioception permet à votre cerveau de connaître la position de votre corps dans l’espace sans avoir à compter uniquement sur des informations visuelles. C’est également crucial pour maintenir l’équilibre.
La kinesthésie, ou kinesthésie, est la capacité d’utiliser la proprioception et d’autres fonctions pour générer des mouvements corporels et acquérir diverses compétences physiques. La kinesthésie est un processus comportemental qui permet à votre corps de détecter un mouvement et d’apprendre à l’améliorer.
La proprioception et la kinesthésie permettent d’accomplir diverses tâches, comme jeter quelque chose à la poubelle ou manger avec une cuillère. C’est également essentiel pour les compétences complexes, comme faire un backflip sur une poutre. Sans ce sens complexe, la vie serait assez différente.
Exemples de proprioception
Des exemples de proprioception automatique et de kinesthésie comprennent :
- Si vous marchez sur une allée de gravier comportant de grosses pierres inégales, votre corps ajuste la tension musculaire de vos pieds et de vos jambes pour maintenir votre équilibre et marcher en douceur.
- Si vous avez une démangeaison au nez, votre cerveau et votre corps savent comment amener sans effort votre bras et votre main vers votre nez pour le gratter sans regarder votre bras ni avoir besoin de voir votre nez.
- Si vous tenez un objet lourd, votre corps sait de quelle force vous avez besoin pour le tenir tout en maintenant votre équilibre global.
La kinesthésie joue un rôle important dans les schémas de mouvement appris, comme ceux nécessaires à la pratique de divers sports ou à des passe-temps physiques. Il faut des efforts conscients et de la pratique pour affiner ces compétences. Certaines personnes l’appellent « mémoire musculaire » :
- Apprendre à faire du vélo implique diverses compétences de coordination (comme le pédalage et la direction) et le maintien de l’équilibre.
- Un pianiste expérimenté peut bouger ses doigts et jouer une chanson sans regarder les touches.
- Les joueurs de football apprennent à frapper et à manipuler le ballon de manière très particulière en utilisant des muscles spécifiques et une force dans leurs jambes et leurs pieds.
- Les quilleurs apprennent à tenir, lancer et faire tourner une boule de bowling de certaines manières pour renverser différents modèles de quilles.
- Un gymnaste expérimenté peut suivre sa position pendant qu’il se retourne ou tourne dans les airs afin de pouvoir atterrir correctement.
Quels systèmes corporels sont impliqués dans la proprioception ?
La proprioception est un processus très complexe – et cela se produit sans que vous vous en rendiez compte. Les parties de votre corps impliquées dans la proprioception comprennent :
- Cerveau : Plusieurs parties de votre cerveau travaillent ensemble pour traiter les informations sensorielles, notamment le cervelet, le tronc cérébral et le cortex sensoriel. Votre cerveau interprète la façon dont vous percevez la position de votre corps et agit en conséquence.
- Mécanorécepteurs périphériques: Les mécanorécepteurs se trouvent dans votre peau, vos muscles, vos ligaments et vos tendons, ainsi qu’à proximité de vos os et de vos articulations. Ils peuvent détecter diverses formes de stimuli, comme le toucher, la pression, l’étirement, les vibrations et le mouvement. Ils détectent les forces internes agissant sur votre corps et envoient ces informations à votre cerveau.
- Système vestibulaire périphérique : votre oreille interne compte cinq organes qui détectent les informations dont votre corps a besoin pour maintenir son équilibre, comme votre posture, votre position et vos mouvements. Ils envoient ces informations à votre cerveau.
- Yeux : Grâce à votre vision, vos yeux envoient des informations à votre cerveau sur votre position dans l’espace et sur les objets qui vous entourent. Mais on peut avoir une proprioception efficace sans vision. Par exemple, les personnes ayant un sens de proprioception sain peuvent fermer les yeux et toucher avec précision leur nez avec leurs doigts.
Quels sont les signes d’une mauvaise proprioception ?
Les signes et symptômes d’un dysfonctionnement de la proprioception ou d’une mauvaise proprioception peuvent inclure :
- Problèmes d’équilibre, pouvant entraîner des chutes fréquentes.
- La maladresse, comme si vous heurtiez accidentellement des objets autour de vous.
- Vertiges.
- Problèmes de conscience spatiale.
- Mouvements non coordonnés.
- Utiliser trop peu ou trop de force pour les actions (comme utiliser trop de pression lors de l’écriture).
- Actions de prise de vue insuffisante ou excessive (comme manquer un objet lorsque vous l’atteignez).
Ces symptômes et comportements peuvent affecter les personnes à tout âge. Mais en général, votre risque de problèmes de proprioception augmente avec l’âge en raison de la détérioration naturelle de vos articulations, muscles, nerfs et cerveau.
Quelles conditions affectent la proprioception ?
Voici quelques exemples de blessures, de conditions et de situations pouvant affecter votre sens de la proprioception :
- Intoxication alcoolique
- Ataxie
- Trouble du spectre autistique (TSA)
- Blessures articulaires (comme une entorse) ou affections (comme l’arthrite et le syndrome d’hypermobilité articulaire)
- Arthroplastie (arthroplastie)
- Perte d’un membre (amputation)
- Conditions neurodégénératives, comme la sclérose en plaques (SEP), la maladie de Parkinson et la maladie de Huntington
- Affections neuromusculaires, comme la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et la dystrophie musculaire
- Neuropathie périphérique
- Troubles du traitement sensoriel, notamment dyspraxie, trouble postural et sous-réactivité sensorielle (SUR)
- Lésions cérébrales traumatiques (TCC) et accident vasculaire cérébral
- Troubles vestibulaires, comme les vertiges et la maladie de Ménière
Ces conditions peuvent entraîner des problèmes de proprioception temporaires ou à long terme (chroniques).
Tests de proprioception
Les prestataires de soins et les thérapeutes du sport peuvent utiliser plusieurs tests pour évaluer différents aspects de la proprioception. Voici quelques exemples :
- Test de Romberg : Il s’agit d’un test physique simple permettant de déterminer si la voie de la colonne dorsale de votre cerveau et de votre moelle épinière, qui contrôle la proprioception, ne fonctionne pas correctement. Le test consiste à se tenir debout, les pieds joints et les bras à vos côtés ou croisés devant vous. Une partie du test se déroule avec les yeux ouverts et la deuxième partie se déroule avec les yeux fermés. Votre prestataire vous observe pendant le test et note tout signe de déséquilibre, comme un balancement.
- Test talon-orteil (démarche tandem): Votre prestataire vous demandera de marcher en ligne droite afin que les orteils de votre pied arrière touchent le talon de votre pied avant à chaque pas.
- Test talon-tibia: Pour ce test, vous placez le talon d’un pied sur le tibia de l’autre jambe puis faites glisser votre talon le long de votre tibia en ligne droite vers votre pied.
- Test doigt-nez: Votre prestataire vous demande d’atteindre son doigt avec un bras tendu, puis de toucher votre propre nez avec le même bras/la même main. Vous répétez ce processus plusieurs fois.
Les physiothérapeutes et les thérapeutes du sport peuvent utiliser des équipements spécialisés pour évaluer des articulations spécifiques pour la proprioception. Les noms de ces techniques de test incluent :
- Seuil de détection de mouvement passif (TTDPM)
- Reproduction de la position articulaire (JPR), également appelée correspondance de position articulaire
- Évaluation de la discrimination dans l’étendue des mouvements actifs (AMEDA)
Quels sont les exercices qui peuvent améliorer la proprioception ?
Que vous soyez un athlète souhaitant prévenir des blessures ou perfectionner certaines compétences ou une personne souffrant d’une maladie qui affecte votre proprioception, les physiothérapeutes pourront peut-être vous proposer des exercices spécifiques pour améliorer ce sens.
La proprioception implique de nombreux systèmes corporels et, essentiellement, tous les muscles squelettiques et articulations de votre corps. Pour cette raison, les exercices de physiothérapie destinés à améliorer votre proprioception cibleront des articulations et des muscles spécifiques. Ils peuvent également renforcer votre sens de l’équilibre, comme l’équilibre sur une jambe ou la marche en ligne droite (comme sur une poutre).
La physiothérapie peut ne pas être en mesure de traiter certaines causes de problèmes de proprioception, comme des lésions cérébrales permanentes. Si les problèmes de proprioception affectent les activités quotidiennes, un ergothérapeute peut vous aider à trouver de nouvelles façons d’accomplir les tâches.
Un message de Gesundmd
Lorsque nous pensons à nos sens, nous pensons souvent uniquement à la vue, à l’odorat, à l’ouïe, au toucher et au goût. Mais la proprioception est un autre sens clé qui rend la vie plus facile et plus agréable. Sans une proprioception efficace, nous ne pourrions pas soulager une démangeaison ou faire du vélo sans effort. De nombreuses pathologies et blessures peuvent affecter ce sens important, de manière temporaire ou permanente. Parlez à un professionnel de la santé si vous remarquez un changement dans votre équilibre ou dans votre capacité à pratiquer des activités physiques. Ils peuvent faire quelques tests simples pour évaluer votre proprioception.
