Symptômes, causes et traitements du syndrome de la tête explosive

Points clés à retenir

  • Le syndrome de la tête explosive survient lorsque vous entendez des bruits forts pendant les transitions du sommeil.
  • Elle est souvent liée au stress et à la fatigue et est plus fréquente chez les femmes de plus de 50 ans.
  • La condition n’est pas dangereuse et savoir de quoi il s’agit peut être rassurant.

BLAM ! ACCIDENT! Lorsqu’un bruit aussi fort et dérangeant se produit pendant le sommeil, vous pourriez penser que vous rêvez même si vous êtes éveillé. Vous pourriez même penser qu’un coup de feu ou un accident de voiture s’est produit à l’extérieur de votre chambre et vous lever pour vérifier. Des bruits forts et soudains lors des transitions du sommeil peuvent également survenir dans le cadre d’une affection appelée syndrome de la tête explosive. Qu’est-ce que le syndrome de la tête qui explose ? Découvrez les symptômes les plus courants, leurs causes et pourquoi ils surviennent, et envisagez des traitements efficaces si cela est gênant.

Symptômes

Le syndrome de la tête explosive peut presque ressembler à un nom inventé. Vous pourriez imaginer une tête éclater comme un ballon, comme vous pourriez le voir dans un dessin animé. Mais pour les personnes atteintes de ce trouble du sommeil rare et inhabituel, le drame que ce nom évoque est bien réel. Les personnes atteintes du syndrome de la tête qui explose peuvent entendre des bruits forts pendant la transition vers le sommeil, si forts qu’ils peuvent ressembler à quelque chose que vous imagineriez provenant d’une scène sonore d’effets spéciaux.

Cette parasomnie implique l’expérience d’entendre une forte détonation dans la tête. Le type de bruit spécifique peut varier, ressemblant parfois à une explosion de bombe, à un coup de feu, à un accident de voiture ou même à un choc de cymbales ; à l’occasion, certains peuvent également ressentir un éclair lumineux associé au bruit. Cette condition peut être très bouleversante et pénible, surtout si elle n’est pas comprise au départ. Cela peut créer de la confusion et des inquiétudes quant à une cause sous-jacente grave. Heureusement, aucune douleur ni aucun autre symptôme physique n’y est associé.

Causes

Le syndrome de la tête explosive, ou « débuts sensoriels », comme on l’appelle parfois, survient généralement pendant la transition veille-sommeil.Le sommeil profond est également connu sous le nom de sommeil lent ou de stade 3 (N3). Elle survient davantage dans le premier tiers de la nuit et diminue naturellement avec l’âge, pour commencer à décliner après l’adolescence. C’est durant cette phase du sommeil que l’hormone de croissance est libérée.

Elle semble survenir plus souvent chez les femmes, surtout après 50 ans, mais elle a été rapportée chez un enfant dès l’âge de 10 ans. Sa cause précise n’est pas connue. Cela peut être similaire à d’autres phénomènes, tels que la paralysie du sommeil, qui se produisent lors des transitions entre les états de sommeil et de conscience. Ces états de chevauchement peuvent conduire à des expériences sensorielles bizarres.

Le syndrome de la tête explosive survient souvent en association avec une fatigue extrême ou des niveaux de stress élevés. Les crises peuvent varier dans le temps et cesser parfois brusquement pendant de longues périodes. Cela peut se produire une fois et plus jamais.

Les troubles qui fragmentent le sommeil peuvent également jouer un rôle. Par exemple, l’apnée obstructive du sommeil peut provoquer des réveils soudains du sommeil pour rétablir la respiration. Cela peut fragmenter les phases de sommeil et conduire à une transition brutale du sommeil profond à l’éveil. Bien que moins courante, la narcolepsie peut également entraîner ces transitions soudaines de conscience. Il est également possible que les perturbations environnementales fragmentent le sommeil. Le bruit peut entraîner une fragmentation du sommeil, ce qui peut précipiter un épisode.

Traitements efficaces

La maladie n’est pas dangereuse et le traitement se limite généralement à rassurer et à gérer le stress. Il est parfois utile de simplement savoir de quoi il s’agit et que ce n’est rien de grave. Suivre les directives générales en matière de sommeil peut également être utile, en garantissant que le repos est d’une durée et d’une qualité suffisantes. 

Si un trouble du sommeil contributif est suspecté, il peut être important de se soumettre à une étude diagnostique du sommeil. L’apnée du sommeil peut être traitée par une thérapie par pression positive continue (CPAP) ou par l’utilisation d’un appareil buccal. La narcolepsie peut être traitée avec des médicaments, notamment l’oxybate de sodium.

Dans certains cas, l’antidépresseur tricyclique appelé clomipramine peut être une option utile. Heureusement, cela n’est généralement pas nécessaire.