Quelles sont les causes du SCI ?

Points clés à retenir

  • Les causes exactes ne sont pas connues, mais le stress ou les traumatismes au début de la vie peuvent provoquer le SCI.
  • Des modifications des microbes intestinaux peuvent conduire au SCI, tout comme des problèmes du système nerveux.
  • Le tabagisme et d’autres facteurs liés au mode de vie peuvent augmenter le risque de développer le SCI.

La cause exacte du syndrome du côlon irritable (SCI) est inconnue. Parfois, elle se développe après une grave crise de diarrhée infectieuse ou un traumatisme, mais la plupart des cas n’ont pas de cause spécifique. Certains des premiers signes du SCI comprennent des douleurs abdominales, des ballonnements, de la diarrhée et/ou de la constipation.

Les chercheurs pensent que les causes pourraient résider dans la manière dont l’intestin et le cerveau communiquent.Mais il existe d’autres possibilités. 

Cet article couvre tout ce que vous devez savoir sur les causes courantes du SCI, les déclencheurs des symptômes du SCI et les facteurs de risque de développement du SCI.

Causes courantes du SCI

Les experts ne sont pas sûrs de la cause exacte du SCI, mais ces facteurs semblent jouer un rôle.

Stress précoce ou traumatisme psychologique

Des événements difficiles ou stressants au début de la vie, tels que des abus physiques ou sexuels, peuvent jouer un rôle dans l’apparition du SCI.Quelques études sur les animauxont montré que les traumatismes et le stress au début de la vie peuvent induire le SCI à l’âge adulte.

La recherche montre que les événements indésirables survenus au début de la vie influencent considérablement les voies de communication dans le cerveau et l’intestin. Cependant, les raisons de cette situation sont encore mal comprises.

Changements dans les microbes intestinaux

Un microbiome intestinal altéré (un mélange de micro-organismes tels que des bactéries, des virus et des champignons qui vivent dans le tractus gastro-intestinal) est souvent observé chez les personnes atteintes du SCI.Cet équilibre anormal de microbes est souvent appelé dysbiose bactérienne intestinale et est actuellement étudié comme cause possible du SCI. 

Les altérations du microbiome intestinal peuvent entraîner des changements inflammatoires et immunologiques qui altèrent la barrière muqueuse gastro-intestinale (GI) en augmentant la perméabilité intestinale (le contrôle des composés passant de l’intérieur du tractus gastro-intestinal à travers la paroi intestinale vers le reste du corps).

Ceci, à son tour, peut interférer avec l’axe cerveau-intestin, qui est la communication bidirectionnelle entre le cerveau et l’intestin.L’axe cerveau-intestin joue un rôle important dans la régulation de la fonction intestinale.

Problèmes du système nerveux

Le cerveau et l’intestin utilisent le système nerveux pour s’envoyer des messages (c’est l’axe cerveau-intestin). Les chercheurs ont découvert des preuves que des dysfonctionnements le long de ces voies du système nerveux peuvent contribuer aux symptômes du SCI, tels que des douleurs abdominales, de la diarrhée et/ou de la constipation.

La déficience de la communication entre le cerveau et l’intestin perturbe la capacité du corps à rester en homéostasie, un état dans lequel tous les systèmes du corps sont stables et capables de s’adapter aux conditions extérieures changeantes.

Ces erreurs de communication intestin-cerveau peuvent être dues à une inflammation et à un stress oxydatif dans l’intestin.Le stress oxydatif se produit lorsque les antioxydants des cellules ne peuvent pas neutraliser les composés nocifs (radicaux libres) produits par les processus du corps.

Les experts suggèrent que l’inflammation entraîne des dysfonctionnements dans la réponse du système nerveux. Cela peut affecter la motilité gastro-intestinale (le mouvement des aliments dans le tractus gastro-intestinal) et la sensibilité et peut être impliqué dans des troubles fonctionnels gastro-intestinaux, y compris le SCI.

Contractions musculaires dans l’intestin

Le SCI est parfois appelé « côlon spastique » en raison d’altérations observées dans la motilité intestinale chez les personnes atteintes du SCI. Les « spasmes » sont des contractions spontanées des muscles des intestins.

L’augmentation ou la diminution de la fréquence des contractions après avoir mangé peut contribuer à des symptômes tels que des douleurs abdominales, des crampes, des ballonnements, de la diarrhée et/ou de la constipation.

Les raisons de ces contractions musculaires accrues peuvent être dues à d’autres causes sous-jacentes du SCI, telles que des perturbations de l’axe cerveau-intestin, une altération des bactéries intestinales, une hypersensibilité viscérale (faisant référence aux organes internes), le stress et l’inflammation.

Infection grave

Des infections bactériennes graves du tube digestif, telles qu’une gastro-entérite virale ou bactérienne, peuvent être à l’origine du développement du SCI. C’est ce qu’on appelle le SCI post-infectieux (PI-IBS).

Les experts suggèrent que le PI-IBS peut se développer chez 10 % des personnes atteintes de gastro-entérite infectieuse malgré la résolution de la maladie.Cela peut être dû à une inflammation persistante de faible intensité, à des modifications de la perméabilité intestinale (la capacité d’une substance à traverser la muqueuse intestinale), à ​​une sensibilité viscérale accrue et à des altérations du microbiome intestinal.

Utilisation répétée ou à long terme d’antibiotiques

Les antibiotiques sont connus pour perturber les bactéries présentes dans l’intestin. Ces changements peuvent inclure une réduction de la diversité des espèces, une modification de l’activité métabolique et une augmentation du nombre d’organismes résistants aux antibiotiques.

L’utilisation accrue, répétée et à long terme d’antibiotiques ne fait qu’amplifier ces effets négatifs sur le microbiome intestinal. Au fil du temps, cela peut entraîner une augmentation des troubles gastro-intestinaux, notamment des symptômes du SCI, tels que des douleurs abdominales et des modifications des habitudes intestinales.

Autres causes possibles du SCI

À mesure que de plus en plus de recherches sont menées sur les causes potentielles du SCI, d’autres explications possiblesont été suggérées. Il s’agit notamment d’avoir :

  • Un côlon trop sensible (hypersensibilité viscérale) ou un système immunitaire trop sensible
  • Prolifération bactérienne de l’intestin grêle (SIBO) (un changement dans le type ou une augmentation du nombre de bactéries dans votre intestin grêle)
  • Intolérances ou sensibilités alimentaires
  • Certains troubles mentaux, notamment l’anxiété, la dépression et les troubles des symptômes somatiques 

Qu’est-ce qui déclenche les symptômes du SCI ?

La nourriture est l’un des déclencheurs les plus courants des symptômes du SCI. L’hypersensibilité viscérale, la motilité intestinale et la dysbiose bactérienne intestinale semblent jouer un rôle dans le déclenchement des symptômes après la consommation de certains aliments.

Par exemple, certains types de glucides fermentent rapidement dans le gros intestin mais sont mal absorbés. Cela entraîne des symptômes tels que des douleurs abdominales, des ballonnements, une distension et des gaz.

Le stress est un autre déclencheur courant des symptômes du SCI. Le stress augmente les niveaux de cortisol, une hormone liée à une aggravation des symptômes du SCI.

Le SCI étant un trouble de l’axe intestin-cerveau, il semble plausible que le stress (et donc le cortisol) puisse affecter cette communication bidirectionnelle. Il a été démontré que le stress chronique modifie la sensibilité viscérale à la douleur, ainsi que la motilité et la perméabilité intestinales.

Quels aliments peuvent provoquer des déclencheurs du SCI ?

De nombreux aliments différents peuvent provoquer des symptômes chez les personnes atteintes du SCI. Les déclencheurs alimentaires spécifiques varient d’une personne à l’autre et peuvent changer avec le temps. Néanmoins, il existe certains déclencheurs alimentaires courants chez les personnes atteintes du SCI, tels que :

  • Ail
  • Oignon
  • Blé et seigle
  • Lait de vache et yaourt
  • Pommes, poires et cerises
  • Artichauts, poireaux, champignons et chou-fleur
  • Les légumineuses et les légumineuses, comme les haricots rouges et les pois cassés
  • Noix de cajou et pistaches
  • Édulcorants, tels que le miel et le sirop de maïs à haute teneur en fructose
  • Alcools de sucre, tels que le sorbitol, le xylitol et l’érythritol

Facteurs de risque du SCI

Bien que la cause exacte du SCI soit complexe et encore inconnue, les experts ont découvert certaines caractéristiques communes chez les personnes ayant développé le SCI. Ceux-ci incluent :

  • Âge : La plupart des personnes atteintes du SCI ont moins de 50 ans.
  • Sexe : Les femmes ont une prévalence plus élevée du SCI que les hommes.
  • Antécédents familiaux : les personnes dont un parent biologique est atteint du SCI courent deux fois plus de risques de développer le SCI.
  • Problèmes de santé mentale : le SCI est davantage observé chez les personnes souffrant d’anxiété, de dépression et de troubles des symptômes somatiques.

Facteurs de risque liés au mode de vie

En plus des facteurs de risque ci-dessus, certaines habitudes de vie peuvent également augmenter le risque de développer le SCI, telles que :

  • Fumeur
  • Consommation excessive d’alcool
  • Manque d’exercice
  • Stress chronique
  • Irrégulierhabitudes alimentaires

Un mot de Gesundmd

Trouver vos déclencheurs du SCI commence par la rédaction d’un journal ou d’un journal indiquant le moment où les symptômes apparaissent. Notez l’heure de la journée, la période du mois par rapport au cycle menstruel et les facteurs de stress tels que le travail, les événements ou certains aliments. Suivez ces symptômes pendant au moins six à huit semaines pour voir si une tendance se développe.


KUMKUM S. PATEL MD, MPH, CONSEIL D’EXPERTS MÉDICAUX

Une note sur la terminologie du genre et du sexe
Gesundmd reconnaît que le sexe et le genre sont des concepts liés, mais ils ne sont pas identiques. Pour refléter avec précision nos sources, cet article utilise des termes tels que « femme », « homme », « femme » et « homme » tels que les sources les utilisent.