La démarche est le modèle selon lequel vous marchez. Parfois, une blessure ou un problème de santé sous-jacent peut provoquer une démarche anormale. Vous remarquerez peut-être une démarche anormale si vous traînez vos orteils lorsque vous marchez, si vous faites des pas élevés ou si vous vous sentez déséquilibré lorsque vous marchez. Certaines anomalies de la démarche sont temporaires et d’autres nécessitent une prise en charge à vie.
Aperçu
Qu’est-ce qu’une démarche ?
Une démarche est votre modèle de marche. Lorsque vous marchez, vos muscles s’équilibrent et coordonnent vos mouvements.
Qu’est-ce qu’une démarche anormale ?
Une démarche anormale est un changement dans votre façon de marcher. Le style de marche naturel de chacun est unique. Cependant, les blessures et les problèmes de santé peuvent affecter votre façon de marcher. Tout ce qui affecte votre cerveau, votre moelle épinière, vos jambes ou vos pieds peut modifier votre démarche. Voici quelques exemples courants de démarche anormale :
- Claudication.
- Traîner les orteils.
- Remuer les pieds.
- Des étapes courtes.
- Difficulté à supporter le poids de votre corps.
- Problème de coordination.
Un autre terme désignant une démarche anormale est le dysfonctionnement ambulatoire.
Quels sont les types d’anomalies de la démarche ?
Il existe plusieurs types d’anomalies de la démarche, les plus courantes comprennent :
- Démarche antalgique :Une démarche antalgique est le résultat de la douleur. C’est le type de démarche anormale le plus courant. Cela vous fait boiter (en évitant de marcher ou d’exercer une pression sur la jambe ou le pied affecté).
- Démarche propulsive (démarche parkinsonienne) :Ce type de démarche touche les personnes atteintes de parkinsonisme ou de maladie de Parkinson. Les caractéristiques d’une démarche propulsive comprennent une posture courbée et rigide et la tête et le cou penchés vers l’avant. Vos pas sont généralement courts et rapides pour maintenir votre centre de gravité (démarche festinante).
- Démarche en ciseaux :Ce type de démarche tire son nom du fait que vos genoux et vos cuisses se heurtent ou se croisent selon un motif semblable à des ciseaux lorsque vous marchez. Vos pas peuvent être lents et petits. Ce type de démarche affecte généralement les personnes atteintes de paralysie cérébrale spastique.
- Démarche spastique (démarche hémiplégique) :Une démarche spastique vous amène à marcher avec une jambe raide. Lorsque vous soulevez cette jambe pour marcher, elle traîne ou se balance dans un mouvement semi-circulaire (circumduction). Ce type de démarche est fréquent chez les personnes atteintes de paralysie cérébrale, de sclérose en plaques ou d’hémiplégie.
- Démarche steppage (démarche neuropathique) :Ce type de démarche provoque un pas élevé, où vous élevez votre hanche pour lever votre jambe plus haut que la normale. Votre pied peut paraître souple lorsqu’il tombe. Vos orteils pointent généralement vers le bas et grattent le sol lorsque vous marchez. Une atrophie musculaire ou une lésion du nerf péronier (comme une sténose vertébrale ou une hernie discale) peut provoquer une démarche par étapes.
- Démarche dandinante :Une démarche dandinante vous amène à exagérer le mouvement du haut de votre corps, ce qui crée une démarche dandinante ou semblable à celle d’un canard. La dystrophie musculaire progressive ou la luxation de la hanche présente dès la naissance peuvent produire une démarche dandinante.
- Démarche accroupie :Une démarche accroupie fait fléchir vos chevilles, vos genoux et vos hanches pendant que vous marchez. Vous pouvez avoir l’impression que vous êtes sur le point de vous pencher pendant que vous marchez. Vos orteils peuvent glisser. Ce type de démarche est courant si vous souffrez de paralysie cérébrale.
D’autres types d’anomalies de la démarche comprennent :
- Démarche ataxique :Ce type de démarche se produit avec une dégénérescence cérébelleuse. Cela provoque des pas irréguliers qui affectent votre capacité à marcher en ligne droite lorsque vous marchez du talon aux pieds. Vous pouvez vous sentir instable si vous avez une démarche ataxique.
- Démarche traînante :Shuffling, c’est marcher sans lever complètement les pieds du sol. Cela fait glisser vos pieds. Vous pouvez traîner si vous vous sentez déséquilibré ou si vous avez une blessure qui vous empêche de soulever vos pieds du sol lorsque vous marchez.
- Démarche saccadée :Une démarche saccadée est fréquente chez les personnes souffrant de paralysie ou de faiblesse de la région fessière (les muscles près des hanches et des fesses). Cela provoque une foulée lente et longue. Le haut de votre corps peut se déplacer vers l’avant ou vers l’arrière pour réduire le poids sur la jambe affectée.
Quelle est la fréquence des anomalies de la démarche ?
Les anomalies de la démarche sont plus fréquentes avec l’âge. Environ 15 % des personnes présentent une anomalie de la démarche avant l’âge de 60 ans. Cependant, plus de 80 % des personnes de plus de 85 ans présentent une anomalie de la démarche. Les enfants sont moins susceptibles d’avoir une démarche anormale à moins qu’ils n’aient un problème de santé sous-jacent ou qu’ils subissent une blessure.
Symptômes et causes
Quels sont les symptômes des anomalies de la démarche ?
Les signes et symptômes des anomalies de la démarche varient en fonction du type d’anomalie que vous rencontrez. Certains des symptômes les plus courants comprennent :
- Traîner ou remuer les pieds.
- Se sentir déséquilibré lorsque vous marchez.
- Raideur des muscles ou des articulations des hanches et des jambes.
- Se balancer d’un côté à l’autre à chaque pas (se dandiner).
- Marcher avec la tête et le cou penchés vers le sol.
- Faire des pas plus hauts que la normale et baisser les pieds à chaque pas.
- Faire de petits pas.
- Douleur en marchant.
Quelles sont les causes des anomalies de la démarche ?
Il existe de nombreuses causes possibles et facteurs contributifs aux troubles ou anomalies de la marche. Les causes les plus courantes comprennent :
- Douleurs articulaires.
- Une blessure (y compris des fractures osseuses ou des entorses).
- Plaies aux pieds, callosités, ongles incarnés, verrues et cors.
- Des chaussures qui ne s’ajustent pas correctement.
- Problèmes d’oreille interne.
- Dommages nerveux.
- Problèmes de vision.
Les problèmes de santé sous-jacents pouvant entraîner des anomalies de la démarche comprennent, sans s’y limiter, les suivants :
- Maladie de Parkinson ou parkinsonisme.
- Sclérose en plaques.
- Accident vasculaire cérébral.
- Arthrite.
- Paralysie cérébrale.
- Hémiplégie.
- Sténose vertébrale, hernie discale.
Certaines démarches anormales ont plusieurs causes.
Quels sont les facteurs de risque d’anomalies de la démarche ?
Vous pourriez être plus à risque de développer des anomalies de la démarche si vous :
- Sont âgés de plus de 60 ans.
- Vous souffrez d’une maladie qui affecte vos mouvements, vos articulations, vos os, vos muscles, votre cerveau ou votre moelle épinière.
- Vivez une blessure.
Quelles sont les complications des anomalies de la démarche ?
Les complications des anomalies de la démarche peuvent inclure :
- Risque accru de chutes ou de blessures.
- Faiblesse musculaire.
- Incapacité soudaine de marcher.
- Douleur.
- Réduction de la capacité à maintenir son indépendance.
Diagnostic et tests
Comment diagnostique-t-on les anomalies de la marche ?
Un professionnel de la santé diagnostiquera les anomalies de la démarche lors d’un examen physique. Ils prendront un historique médical complet, ainsi que :
- Évaluez votre force musculaire, votre tonus et votre coordination.
- Vérifiez la longueur de vos jambes (par exemple, les hanches artificielles peuvent entraîner des longueurs de jambes différentes).
- Examinez votre vision et votre tension artérielle.
- Examinez votre cou et votre colonne vertébrale.
- Évaluez votre équilibre.
- Évaluez l’amplitude de mouvement des articulations utilisées pour la marche.
Un professionnel de la santé peut effectuer différents types de tests pour en savoir plus sur le type d’anomalie de démarche que vous présentez et sa cause. Des tests d’imagerie comme une radiographie et des tests de laboratoire peuvent être nécessaires.
Gestion et traitement
Comment sont traitées les anomalies de la démarche ?
Le traitement des anomalies de la démarche varie en fonction du type de démarche et de sa cause. Les options de traitement pourraient inclure :
- Médicaments pour traiter une maladie sous-jacente comme l’arthrite, la maladie de Parkinson ou la sclérose en plaques.
- Reposez-vous si vous avez une blessure.
- Physiothérapie et exercices de renforcement.
- Chirurgie, y compris arthroplastie de la hanche ou du genou.
- Utiliser des appareils de mobilité assistée, comme une canne ou une marchette.
- Ajuster les chaussures (porter des rehausseurs de chaussures) ou utiliser des attelles ou des orthèses.
Si vous avez une démarche anormale, votre médecin vous donnera des instructions pour éviter les chutes et les blessures.
Y a-t-il des effets secondaires du traitement ?
Parlez à votre professionnel de la santé des effets secondaires du traitement avant de commencer. Vous pourriez ressentir de la douleur, un gonflement ou des cicatrices après la chirurgie. Vous pourriez également ressentir des effets secondaires qui varient en fonction du médicament prescrit par votre fournisseur.
Perspectives / Pronostic
À quoi puis-je m’attendre si j’ai une anomalie de la démarche ?
Certaines anomalies de la démarche sont temporaires et disparaissent lorsque votre corps guérit, notamment après une blessure. D’autres peuvent durer toute la vie et nécessitent un entretien continu.
La partie la plus importante de votre vision se concentre sur la prévention des chutes. Les blessures sont fréquentes si vous avez une démarche anormale. Votre professionnel de la santé vous donnera des conseils sur la façon dont vous pouvez réduire votre risque de blessure si vous présentez une anomalie de la démarche.
De nombreuses personnes trouvent utiles les aides à la mobilité, comme une canne ou un déambulateur. Ces appareils améliorent votre capacité à naviguer de manière autonome. Ils peuvent également améliorer votre confiance si vous n’êtes pas stable sur vos pieds sans soutien. Si vous avez de la difficulté à accomplir vos tâches quotidiennes en raison d’une condition qui affecte votre mobilité, discutez avec un professionnel de la santé, un ergothérapeute ou une équipe soignante des ressources qui peuvent vous aider à la maison.
Prévention
Peut-on prévenir les anomalies de la démarche ?
Vous ne pouvez pas prévenir les anomalies de la démarche causées par un problème médical sous-jacent. Vous pouvez réduire votre risque de blessure en :
- Porter un équipement de protection lorsque vous faites du sport ou travaillez à votre travail.
- Écouter votre corps et faire des pauses ou arrêter vos activités lorsque vous vous sentez endolori.
- Se reposer après une blessure pour éviter d’autres irritations ou dommages.
- Entraînez-vous à des activités intenses en utilisant une technique appropriée, en renforçant vos muscles et en augmentant votre flexibilité.
- Faire vérifier régulièrement votre vision.
Vivre avec
Quand dois-je consulter un professionnel de la santé ?
Consultez un professionnel de la santé si vous :
- Modifiez votre rythme de marche.
- Ressentez de la douleur en marchant.
- Sentez-vous déséquilibré lorsque vous vous levez.
- Je ne peux pas marcher aussi bien que d’habitude.
Quand dois-je aller aux urgences ?
Rendez-vous aux urgences ou appelez le 911 (ou le numéro de votre service d’urgence local) si vous subissez une blessure qui provoque une douleur ou un gonflement intense ou si vous êtes incapable de vous lever ou de bouger. Contactez immédiatement les services d’urgence si vous subissez une chute ou un autre traumatisme.
Quelles questions dois-je poser à mon médecin ?
- Quelle est la cause de la démarche anormale ?
- Ai-je besoin d’une intervention chirurgicale ?
- À quelle fréquence dois-je aller en physiothérapie ?
- Dois-je utiliser une canne ou un déambulateur ?
- Comment puis-je me protéger et prévenir les chutes ?
Un message de Gesundmd
Les anomalies de la démarche sont courantes et augmentent avec l’âge. Certaines anomalies de la démarche sont le résultat d’un problème de santé sous-jacent qui peut disparaître ou s’atténuer avec le traitement. D’autres peuvent nécessiter des soins à vie. Si vous avez une démarche anormale, vous courez un risque accru de blessure et de chute. Prenez des mesures pour vous protéger et contactez un professionnel de la santé pour obtenir des conseils.
