Points clés à retenir
- Les comportements obsessionnels compulsifs dans la démence à un stade précoce peuvent inclure des actions telles que vérifier les serrures plusieurs fois ou se laver les mains à plusieurs reprises.
- Les routines peuvent aider les personnes atteintes de démence à se sentir plus en contrôle et à réduire leur anxiété.
- Si les comportements obsessionnels compulsifs entraînent des problèmes de sécurité ou de la détresse, ils doivent être traités par un professionnel de la santé.
Le trouble obsessionnel-compulsif est un trouble caractérisé par des pensées obsessionnelles et des comportements compulsifs. Il n’est pas rare de constater ce comportement difficile dans certains types de démence tels que la démence frontotemporale, la maladie de Huntington et la paralysie supranucléaire progressive.
Avec des comportements obsessionnels et/ou compulsifs, un proche peut avoir besoin de répéter plusieurs fois des actions ou des comportements. Par exemple, votre père pourrait vérifier les serrures 12 fois au lieu d’une, se laver les mains à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’elles soient si sèches que la peau se fissure et saigne, ou vouloir constamment aller aux toilettes.
Le TOC est-il un prédicteur de démence ?
Certaines recherches ont indiqué que le développement de comportements obsessionnels compulsifs plus tard dans la vie (par opposition à une tendance permanente) pourrait être lié aux premiers stades de la démence et devrait être évalué par un médecin compétent. Par exemple, des recherches ont révélé que les symptômes du TOC pourraient être un signe précoce de démence frontotemporale.
Une autre étude a révélé que ceux qui avaient des antécédents d’obsessions de stockage et de contrôle (par exemple, une envie répétitive de vérifier et de revérifier que le robinet est complètement fermé) présentaient un risque plus élevé de développer la maladie d’Alzheimer plus tard dans la vie.
Une troisième étude a révélé que des symptômes obsessionnels compulsifs se sont développés avant l’apparition de la maladie de Huntington chez certains de ses participants.
Bien que les obsessions et les compulsions, qui sont des indicateurs d’anxiété, ne soient pas rares dans la démence, des recherches supplémentaires doivent être menées avant que les symptômes du TOC ne soient liés de manière concluante à un risque accru de démence.
Comment répondre aux obsessions et aux compulsions
Si vous êtes l’aidant d’une personne présentant ces types de comportements liés à la démence, il n’est pas rare de vous sentir stressé, frustré ou incertain de ce que vous devriez faire.
La clé pour réagir dans ces situations est de déterminer si les comportements sont simplement gênants et inoffensifs, ou s’ils présentent un danger pour la personne ou son entourage. S’il ne s’agit que de bizarreries inoffensives, vous feriez mieux de prendre une profonde respiration, d’accepter ces caractéristiques et de concentrer votre énergie sur d’autres choses.
Essayez de garder à l’esprit que la répétition dans la démence, bien que peut-être liée à certaines obsessions ou compulsions, est souvent déclenchée simplement par une mauvaise mémoire à court terme ou une anxiété générale dans la démence.
Maintenir des routines peut être rassurant pour les personnes qui se sentent désorientées ou incertaines. Par exemple, certaines personnes deviennent très rigides quant à l’ordre dans lequel les choses sont faites, ou exigent quelque chose qui n’a pas de sens pour nous, comme vouloir quatre fourchettes à chaque repas qu’elles mangent. Cela peut être très frustrant parce que cela n’a pas de sens pour nous, mais pour la personne atteinte de démence, cette obsession ou cette insistance peut l’aider à se souvenir de ses tâches ou à se sentir un peu plus en contrôle. Et, dans la démence, le contrôle est souvent quelque chose qui nous échappe.
Quand obtenir de l’aide
Si les obsessions et les compulsions nuisent à la sécurité ou provoquent une détresse émotionnelle chez la personne, elles doivent être abordées et signalées au médecin. Parfois, les réconforts verbaux ou les distractions sont utiles aux gens. D’autres personnes bénéficient d’un traitement par ISRS, une classe d’antidépresseurs présentant moins d’effets secondaires qui semble bénéfique et procure un certain soulagement du TOC.
