Crises psychogènes non épileptiques : un aperçu

Points clés à retenir

  • Les crises psychogènes non épileptiques (PNES) sont causées par des problèmes psychologiques et non par des modifications de l’activité cérébrale.
  • La PNES est plus fréquente chez les femmes et souvent liée à des antécédents de traumatisme ou de problèmes psychologiques.
  • Le diagnostic du PNES peut être difficile car il est souvent confondu avec l’épilepsie.

Les crises psychogènes non épileptiques (PNES), également appelées pseudo-convulsions, sont des épisodes soudains qui ressemblent à des crises d’épilepsie. Les PNES ont une cause psychologique et ne résultent pas de modifications de l’activité cérébrale, comme les crises d’épilepsie. Le PNES est un trouble complexe, difficile à diagnostiquer et à traiter.

Cet article explique la maladie et décrit les symptômes et les causes. Il aborde également les options de diagnostic et de traitement du PNES.

Que sont les crises psychogènes non épileptiques ?

Les crises d’épilepsie sont causées par des modifications de l’activité électrique du cerveau, tandis que les crises non épileptiques (NES) sont causées par un stress mental ou une condition physique.Les PNES sont des crises non épileptiques d’origine psychologique.

Le terme « crises psychogènes non épileptiques » décrit cette expérience. Les personnes atteintes de PNES ont souvent l’impression d’avoir des convulsions, bien que les épisodes ne soient pas corrélés à une activité EEG altérée. De nombreux prestataires de soins de santé préfèrent éviter d’utiliser le terme « pseudo-convulsion », car cela pourrait impliquer que les personnes qui vivent cette expérience pourraient la simuler ou ne veulent pas aller mieux.

Bien que l’activité électrique dans le cerveau ne soit pas la même qu’une crise d’épilepsie, une personne souffrant de pseudo-convulsions ne simule pas ses symptômes. En règle générale, les crises ne sont pas volontaires (exprès), ne peuvent pas être délibérément contrôlées ou arrêtées, et la crise semble aussi réelle qu’une crise d’épilepsie.

Symptômes du PNES

Les symptômes des pseudo-convulsions sont similaires à ceux des convulsions, mais il existe quelques distinctions importantes. La PNES correspond plus au concept stéréotypé de crise qu’à une crise d’épilepsie. Par exemple, les crises présentées à la télévision impliquent une personne qui se débat sans schéma particulier, mais les véritables crises d’épilepsie sont généralement rythmées et brèves.

  • Événements précédents :Une activité semblable à une crise PNES peut survenir après un événement chargé d’émotion, comme un licenciement ou une arrestation. Le stress peut également déclencher une crise d’épilepsie, ce qui rend la distinction difficile.
  • Durée:Les crises durent généralement quelques secondes et sont suivies d’une période d’épuisement physique et mental pouvant aller jusqu’à 24 heures. Les pseudo-convulsions peuvent durer longtemps et être suivies d’une guérison complète.
  • Convulsions :Les convulsions d’une pseudo-crise ont tendance à être plus dramatiques que les convulsions d’une crise d’épilepsie, mais provoquent rarement des blessures physiques, tandis que les crises d’épilepsie peuvent entraîner des blessures.
  • Perte de contrôle intestinal ou vésical :Une crise d’épilepsie entraîne fréquemment une perte de contrôle des intestins ou de la vessie, une bave ou des morsures de langue. Bien que cela puisse se produire lors d’une pseudo-convulsion, cela est beaucoup moins probable. 

Quelles sont les causes des crises psychogènes non épileptiques ?

Les crises psychogènes peuvent survenir dans n’importe quel groupe d’âge. Les femmes sont trois fois plus susceptibles que les hommes de souffrir de PNES.Il n’est pas toujours clair pourquoi quelqu’un développe un PNES. Les affections associées à la PNES sont beaucoup plus courantes que la PNES, et la plupart des personnes atteintes de ces affections ne subissent pas de pseudo-convulsions.

Les conditions associées au PNES comprennent :

  • Antécédents de traumatisme :Avec le PNES, il existe fréquemment des antécédents d’abus ou de traumatismes sexuels, généralement sans thérapie, soutien ou même reconnaissance des événements traumatisants appropriés.
  • Conditions psychologiques :Les pseudo-convulsions sont souvent considérées comme un type de trouble de conversion, qui est un symptôme physique ou une manifestation d’un état psychologique. Certaines conditions psychologiques, telles que le trouble de la personnalité limite, le trouble bipolaire, l’anxiété sévère et la dépression, sont associées au PNES.
  • Douleur chronique :Les affections qui provoquent une douleur chronique et persistante, comme la fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique, augmentent la probabilité de PNES.

Diagnostiquer les crises psychogènes non épileptiques

Faire la distinction entre l’épilepsie et le PNES est un défi. La PNES est souvent diagnostiquée à tort comme une épilepsie. Cela rend très difficile la véritable cause d’une activité épileptique particulière. Cette zone grise est stressante pour les patients et leurs proches, qui peuvent ne pas savoir avec certitude si les crises se résorberont un jour.

Il existe quelques stratégies qui permettent de distinguer les crises d’épilepsie des PNES :

  • Observation:Le diagnostic repose souvent sur l’observation, et les prestataires de soins expérimentés peuvent généralement faire la différence entre une crise d’épilepsie et une pseudo-crise.Souvent, des caractéristiques inhabituelles des convulsions ou des facteurs déclencheurs de stress soulèvent la possibilité de pseudo-convulsions. Par exemple, lorsque les deux côtés du corps sont impliqués dans une crise d’épilepsie, la personne perd connaissance, mais cela n’arrive pas toujours avec les pseudo-crise. Une personne ayant une pseudo-crise peut être distraite par des bruits forts, comme une alarme incendie, ou par la peur du danger, ce qui n’est pas le cas des convulsions épileptiques.
  • Réponse aux médicaments :Les personnes qui souffrent de pseudo-convulsions sont souvent résistantes aux médicaments antiépileptiques (ASM).
  • Électroencéphalogramme (EEG) :Le moyen le plus fiable de distinguer une crise psychogène d’une crise d’épilepsie est d’utiliser un EEG qui enregistre l’activité électrique du cerveau.Les crises d’épilepsie provoquent des schémas sur un EEG qui ne sont pas observés lors d’une crise psychogène, et l’EEG montre souvent un ralentissement de l’activité électrique après une crise qui n’est pas observé avec des pseudo-convulsions.Souvent, les personnes épileptiques présentent des altérations mineures de l’EEG, même entre les crises ou lorsqu’elles n’en ont pas.

Comment arrêter une crise psychogène non épileptique ?

Se renseigner sur ce trouble de conversion aide souvent au rétablissement. De nombreuses personnes souffrant de PNES réagissent initialement à un diagnostic de trouble de conversion par l’incrédulité, le déni, la colère et même l’hostilité.

Cependant, les personnes qui souffrent de pseudo-convulsions souffrent réellement et, une fois le diagnostic posé, elles ressentent souvent un sentiment de soulagement à l’idée que la maladie ne met pas leur vie en danger. Le traitement repose généralement sur des conseils, qui peuvent prendre des années, en particulier si les pseudo-convulsions ont été déclenchées par un traumatisme ou un abus.

Entre 20 % et 50 % des personnes souffrant de PNES cessent de présenter des symptômes après le diagnostic, sans traitement spécifique.