C’est le nombre d’emprunteurs fédéraux qui s’attendaient peut-être à voir la totalité de leur dette effacée et qui seraient maintenant confrontés à un mois ou deux supplémentaires dans les limbes.
On estime que 31 % des plus de 37 millions d’emprunteurs fédéraux du pays – soit 11,8 millions – n’auraient plus aucune dette si le président Joe Biden utilisait son pouvoir exécutif pour annuler 10 000 dollars par emprunteur, comme le Washington Post l’avait rapporté en mai, il s’apprêtait à le faire.Mais maintenant, Biden ne prévoit pas de prendre une décision finale avant la fin de l’été, a rapporté mardi le Wall Street Journal, citant des responsables de l’administration anonymes et d’autres personnes proches du dossier.
Une décision à la fin de l’été signifierait que les emprunteurs étudiants devraient transpirer à l’approche de la date limite du 1er septembre pour la reprise des intérêts et des paiements. Le gel des obligations de prêt en période de pandémie a déjà été prolongé six fois, durant plus de deux ans, révélant à quel point il était difficile pour de nombreux emprunteurs de rembourser leurs prêts avant même la pandémie.
Une remise allant jusqu’à 10 000 dollars par emprunteur éliminerait 321 milliards de dollars de prêts étudiants détenus par le gouvernement fédéral, ont calculé les économistes de la Banque fédérale de réserve de New York pour un rapport publié en avril. Les politiciens de gauche ont exhorté Biden à utiliser son pouvoir exécutif pour effacer jusqu’à 50 000 dollars de prêts par emprunteur – une décision qui coûterait 904 milliards de dollars et effacerait toutes les dettes de 79 % des emprunteurs, selon les économistes – mais Biden a refusé d’aller aussi loin.
Biden, qui avait déclaré qu’une décision sur le pardon était attendue « dans quelques semaines » fin avril, évalue toujours les conséquences politiques et économiques de sa décision, a rapporté le Wall Street Journal. Plus tôt dans sa présidence, il avait été réticent à utiliser ses pouvoirs exécutifs pour annuler la dette étudiante, appelant plutôt le Congrès à adopter un projet de loi. Mais au Congrès, il aurait besoin de l’approbation du Sénat, où ses autres propositions législatives majeures se heurtent à des obstacles au sein de son propre parti.
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