Investir avec une stratégie d’haltères vous offre un moyen d’obtenir une exposition à une durée d’échéance obligataire particulière sans avoir à investir l’intégralité de votre portefeuille dans le même segment du marché. Par exemple, un investisseur souhaitant s’exposer au segment des échéances à dix ans pourrait investir la totalité de ses liquidités dans des obligations à dix ans (une approche appelée « stratégie Bullet »).
Cependant, pour diversifier les risques, l’investisseur pourrait investir la moitié de son portefeuille dans des obligations à cinq ans et l’autre moitié dans des obligations à 15 ans pour atteindre une maturité moyenne de dix ans. La stratégie barbell est ainsi nommée car le portefeuille est fortement pondéré des deux côtés, tout comme une barre haltère.
Une barre obligataire ne doit pas nécessairement avoir le même poids des deux côtés : elle peut être plus lourde d’un côté, en fonction des perspectives de l’investisseur et des exigences de rendement.
Points clés à retenir
- Un portefeuille d’haltères est divisé en deux sections : un côté à faible risque pour les obligations à court terme et un côté à haut risque pour les obligations à long terme.
- Une barre d’obligations est une stratégie active, puisque les deux parties devront être rachetées à mesure que les obligations à court terme arriveront à échéance et que les échéances à long terme se raccourciront.
- Les avantages de la barre à barres incluent une liquidité élevée, une bonne diversification et des rendements plus élevés qu’avec une stratégie bullet.
- Les risques d’haltères incluent la volatilité des obligations à long terme et le manque d’obligations à moyen terme, en particulier pendant les cycles économiques incertains.
La structure des haltères
La stratégie barbell divise généralement un portefeuille en deux sections, une partie à faible risque et une partie à haut risque. Le côté conservateur du portefeuille est rempli d’obligations à court terme, tandis que le côté à risque plus élevé du portefeuille est rempli d’obligations à long terme et à risque plus élevé.
Les obligations à long terme comportent plus de risques car elles sont plus sensibles à la hausse de l’inflation. Les obligations à court terme, qui arrivent à échéance dans cinq ans ou moins, sont moins susceptibles d’être affectées par l’inflation et sont donc considérées comme moins risquées dans une stratégie d’haltères.
Pour constituer un portefeuille d’obligations barbell, un investisseur peut diviser ses investissements en une répartition 90/10, où 90 % de ses investissements sont à court terme et 10 % à long terme. Le côté à court terme de la barre serait alors qualifié de « plus lourd », car il comporte plus d’investissements.
Rotation des titres au sein de la barre
Une barre obligataire est une stratégie active qui nécessite une surveillance et des actions fréquentes, car les titres à court terme devront être fréquemment intégrés à de nouvelles émissions. La plupart des investisseurs abordent le côté à long terme de la barre en achetant de nouveaux titres pour remplacer les émissions existantes à mesure que leurs échéances se raccourcissent.
Naturellement, le rendement actuel des nouveaux titres, ainsi que l’ampleur du gain ou de la perte que l’investisseur réalise sur les obligations existantes, joueront un rôle dans ces décisions.
Avantages de la barre
Les avantages potentiels d’investir en utilisant une stratégie d’haltères sont :
- Une plus grande diversification qu’une stratégie in fine : acheter plusieurs obligations arrivant à échéance en même temps.
- La possibilité d’obtenir des rendements plus élevés que ce qui serait possible grâce à une approche à puces.
- Moins de risque que la baisse des taux oblige l’investisseur à réinvestir ses fonds à des taux inférieurs à l’échéance de ses obligations.
- Si les taux augmentent, l’investisseur aura la possibilité de réinvestir le produit des titres à court terme au taux le plus élevé.
- Les obligations à court terme arrivent à échéance fréquemment, offrant à l’investisseur la liquidité et la flexibilité nécessaires pour faire face aux urgences.
Quels sont les risques ?
Le principal risque de cette approche réside dans la fin à long terme de la barre. Les obligations à long terme ont tendance à être beaucoup plus volatiles que leurs homologues à court terme, il existe donc un risque de pertes en capital si les taux augmentent (les prix des obligations baissent lorsque les taux augmentent) et que l’investisseur choisit de vendre les obligations avant leur échéance. Si l’investisseur a la possibilité de conserver les obligations jusqu’à leur échéance, les fluctuations intermédiaires n’auront pas d’impact négatif.
Le pire des cas pour la barre est une « pentification de la courbe des rendements ». Cette expression peut paraître très technique, mais elle signifie simplement que les rendements obligataires à long terme augmentent (et les prix baissent) beaucoup plus rapidement que les rendements des obligations à court terme. Dans cette situation, les obligations qui composent la partie longue de la barre perdent de la valeur, mais l’investisseur peut toujours être contraint de réinvestir le produit de la partie à court terme dans des obligations à faible rendement.
L’opposé de la pentification de la courbe des rendements est l’aplatissement de la courbe des rendements, où les rendements des obligations à court terme augmentent plus rapidement que les rendements de leurs homologues à plus long terme. Cette situation est bien plus favorable à la stratégie des haltères.
Un inconvénient
Cette approche exclut délibérément les obligations intermédiaires, qui sont celles à termes intermédiaires. Les obligations à moyen terme ont historiquement offert des rendements plus élevés que les obligations du Trésor à 30 jours avec un risque supplémentaire minime et des rendements légèrement inférieurs à ceux des obligations à long terme. De nombreux investisseurs conservateurs préfèrent inclure certaines obligations à moyen terme dans leur portefeuille, en particulier lors de certains cycles économiques où les obligations à moyen terme ont tendance à surperformer les autres échéances obligataires.
L’inconvénient d’une stratégie d’haltères est que l’investisseur rate l’opportunité d’utiliser des obligations à moyen terme dans son portefeuille, pariant que les rendements au fil du temps seront plus élevés sans ces obligations de milieu de gamme.
