Comprendre le retour sur capitaux propres

Vous pouvez donner à certaines équipes de direction quelques planches, de la colle et une pelote de ficelle, et elles bâtiront une entreprise rentable et en croissance. Les autres équipes ne peuvent pas s’en approcher, même lorsqu’elles disposent de milliards de dollars d’actifs. Le rendement des capitaux propres (ROE) est une mesure de l’efficacité avec laquelle une entreprise utilise ses actifs pour générer des bénéfices, et comprendre cette valeur peut vous aider à évaluer les actions.

Points clés à retenir

  • Le rendement des capitaux propres, ou ROE, correspond au bénéfice net divisé par la valeur comptable.
  • La dette peut fausser la valeur comptable, il est donc utile d’utiliser des données sur plusieurs années pour faire la moyenne de tout montant anormal de dette au cours d’une année donnée.
  • Le ROE peut être utilisé parallèlement à d’autres calculs d’analyse tels que le ratio cours/bénéfice, la croissance projetée des bénéfices et le ratio de distribution de dividendes pour avoir une idée de la santé financière globale d’une entreprise.

Comment calculer le ROE

Vous pouvez calculer le ROE en divisant le bénéfice net par la valeur comptable. Une entreprise en bonne santé peut produire un ROE compris entre 13 et 15 % et, comme pour tous les indicateurs, comparer les entreprises du même secteur vous donnera une meilleure image.

Quelques défauts potentiels 

Bien que le ROE soit une mesure utile, il comporte certains défauts qui peuvent vous donner une fausse image. Vous ne devriez jamais vous fier uniquement au ROE.

Par exemple, une entreprise peut être très endettée, elle lève des fonds en empruntant plutôt qu’en émettant des actions, ce qui réduira sa valeur comptable. Une valeur comptable inférieure signifie que vous divisez par un nombre plus petit et que le ROE sera artificiellement plus élevé. D’autres situations peuvent également réduire la valeur comptable, comme la prise de dépréciations, les rachats d’actions ou tout autre tour de passe-passe comptable. Toutes ces choses produiront un ROE plus élevé sans réellement améliorer les bénéfices.

L’examen du ROE des cinq dernières années plutôt que d’une seule année vous aidera à faire la moyenne des chiffres anormaux. Étant donné qu’il faut avoir une vision globale, le ROE est un outil utile lorsqu’il s’agit d’identifier les entreprises disposant d’un avantage concurrentiel. Lorsque toutes les autres choses sont à peu près égales, une entreprise qui peut constamment réaliser davantage de bénéfices avec ses actifs sera un meilleur investissement à long terme.

Autres termes à comprendre 

Prenez le temps et approfondissez vos lectures pour comprendre également les concepts suivants pour un succès optimal. 

  • Bénéfice par action (BPA) : bénéfice d’une entreprise divisé par le nombre d’actions ordinaires en circulation.
  • Ratio cours/bénéfice (ratio P/E) : il mesure le cours actuel de l’action d’une entreprise par rapport à son bénéfice par action. 
  • Croissance des bénéfices projetée (PEG) : cette mesure pondère le prix d’une action par rapport aux bénéfices générés par action et à la croissance attendue de l’entreprise. 
  • Prix/Ventes (P/S) : Ce ratio sert de mesure pour valoriser les actions. Divisez la capitalisation boursière de l’entreprise par son chiffre d’affaires annuel pour l’année complète la plus récente. Vous pouvez également obtenir le prix de vente en divisant le prix par action d’une action par le chiffre d’affaires par action de l’entreprise. 
  • Price to Book (P/B) : parfois appelé ratio cours/actions, le ratio P/B compare la valeur comptable d’une action à sa valeur marchande. Vous pouvez le trouver en divisant le cours de clôture actuel par la valeur comptable par action du dernier trimestre. 
  • Ratio de distribution des dividendes : montant des dividendes que les actionnaires reçoivent par rapport au bénéfice net total de l’entreprise.
  • Rendement en dividende : calculé en divisant le dividende par action par le cours de l’action.
  • Valeur comptable  : la valeur totale de l’actif de l’entreprise moins le passif. Il n’inclut pas les actifs incorporels tels que les brevets.