Qu’était-ce qu’un Stretch IRA ?

Un IRA extensible est un compte de retraite individuel hérité dont le bénéficiaire était éligible pour « étendre » les distributions minimales requises sur une période plus longue, en fonction de sa propre espérance de vie. La loi SECURE, promulguée en 2019, a éliminé cette lacune pour les bénéficiaires non-conjoints.

Définition et exemples d’un Stretch IRA

Un IRA extensible est un compte de retraite individuel dont on hérite et qui permettait autrefois à son nouveau propriétaire de prolonger, ou « d’étendre », les distributions minimales (RMD) requises au fil du temps. Les RMD étant déterminés par l’espérance de vie du titulaire du compte, les bénéficiaires ont pu réinitialiser la durée utilisée pour calculer la distribution. L’espérance de vie est déterminée par le tableau d’espérance de vie IRS applicable.Cela permettrait aux fonds du compte de continuer à croître en franchise d’impôt.

La loi Setting Every Community Up for Retirement Enhancement (SECURE), un vaste projet de loi sur la retraite qui a été promulguée en décembre 2019, a éliminé le « stretch IRA », qui permettait aux bénéficiaires non conjoints de retirer les actifs des comptes hérités au cours de leur vie. Désormais, ceux qui héritent d’un IRA ont 10 ans pour retirer les actifs, comme ils le souhaitent ou quand ils le souhaitent. Les conjoints et les bénéficiaires handicapés font partie des rares exceptions à la règle.

Comment fonctionnaient les IRA extensibles ?

Admissibilité

Tout bénéficiaire individuel, tel qu’un enfant, un petit-enfant, une nièce, un neveu ou même un ami, était éligible pour prolonger un IRA hérité. Les organismes de bienfaisance et les fiducies n’étaient pas admissibles parce qu’ils n’ont pas d’espérance de vie.

Distributions minimales requises

Une distribution minimale requise est un montant qui doit être retiré de certains régimes de retraite chaque année. En effet, l’Internal Revenue Code prévoit que les cotisations versées à un IRA traditionnel sont déductibles d’impôt. Mais l’IRS veut tirer des revenus de ces comptes, de sorte que les retraits sont imposés au taux de revenu régulier du propriétaire lorsque les fonds sont prélevés. En raison des modifications apportées par la loi SECURE, si le 70e anniversaire du propriétaire est le 1er juillet 2019 ou plus tard, il n’est pas obligé d’effectuer de retraits jusqu’à ce qu’il atteigne 72 ans s’il est à la retraite.

Note

Le propriétaire de l’IRA ne peut pas laisser le compte intact indéfiniment, ce qui lui permet de continuer à croître en franchise d’impôt. Les fonds doivent donc être retirés et selon un calendrier qui finit par épuiser le compte et exposer ces fonds à l’impôt sur le revenu.

Si les titulaires de compte ne retirent pas les fonds avant l’âge requis, l’IRS impose de lourdes sanctions. Ces exigences ne s’appliquent pas aux Roth IRA.

Quand les bénéficiaires doivent commencer à prendre des RMD 

Avant la loi SECURE de 2019, le bénéficiaire d’un IRA hérité avait généralement deux options. Ils pourraient retirer la totalité du compte dans les cinq ans suivant le décès du propriétaire, ou commencer à prendre des RMD en fonction deleur propre vieespérance de vie dans l’année suivant la date du décès. Si leur espérance de vie était beaucoup plus longue que celle du propriétaire, cela aurait entraîné des distributions requises moindres et un revenu imposable moindre chaque année pour le bénéficiaire. Cela aurait également permis aux fonds du compte de continuer à croître en franchise d’impôt.

Un bénéficiaire qui avait le droit d’étendre les distributions minimales requises sur sa propre espérance de vie n’était pas obligé de le faire. Ils auraient pu liquider l’IRA hérité à tout moment, mais cela aurait entraîné l’inclusion de la totalité des fonds dans le revenu imposable du bénéficiaire pour l’année au cours de laquelle ils ont été retirés. Si le bénéficiaire n’avait pas besoin de cet argent pour une raison impérieuse, il était généralement préférable, du point de vue fiscal, de ne recevoir que la distribution minimale requise chaque année.

Note

Suite à la loi SECURE, les bénéficiaires non-conjoints ne peuvent pas prolonger la fenêtre de distribution au-delà de 10 ans.

Les conjoints survivants ont encore une autre option 

Un conjoint survivant désigné comme principal bénéficiaire de l’IRA d’un défunt dispose d’une option supplémentaire au-delà de la liquidation du compte ou du respect de la fenêtre de 10 ans : il peut transférer les fonds de l’IRA hérité dans son propre IRA. Cela leur permet de traiter l’IRA hérité comme le leur, sous réserve de leurs propres exigences en matière de RMD et de leur espérance de vie.La loi SECURE de 2019 n’a pas affecté cette option.

Les bénéficiaires de l’IRA, y compris les conjoints survivants, ont généralement le choix entre plusieurs options lorsqu’ils décident quoi faire du compte. Les règles de ces options peuvent être compliquées. Un bénéficiaire serait avisé de consulter un avocat spécialisé en planification successorale, un conseiller financier ou un comptable avant de prendre une décision sur le montant à retirer d’un IRA hérité.

Points clés à retenir

  • Les IRA extensibles permettaient aux bénéficiaires d’un IRA hérité de prolonger la période de temps nécessaire pour retirer des fonds du compte en fonction de leur propre espérance de vie plutôt que de celle du titulaire d’origine du compte. Cela permettrait au compte de continuer à croître et d’éviter l’impôt sur le revenu.
  • La loi SECURE de 2019 a éliminé cette lacune pour la plupart des bénéficiaires.
  • Les bénéficiaires non-conjoints disposent de 10 ans après le décès du titulaire initial du compte pour retirer complètement les fonds de l’IRA hérité.
  • Les conjoints bénéficiaires peuvent intégrer un IRA hérité dans leur propre IRA, réinitialisant ainsi le RMD à leur propre espérance de vie.