L’économie canadienne : faits et perspectives

La production économique du Canada, mesurée par le produit intérieur brut (PIB), s’élevait à 1,77 billion de dollars en 2020. Cela représente moins d’un dixième de celui de son principal partenaire commercial, les États-Unis (20,95 billions de dollars), et légèrement moins que son autre partenaire principal, le Mexique (2,38 billions de dollars).

Ces mesures utilisent la parité de pouvoir d’achat pour tenir compte de l’écart entre les niveaux de vie de chaque pays. Vous ne devriez vraiment pas comparer les pays ou les économies sans cela. 

En 2020, alors que le Canada faisait face à l’apparition de la COVID-19, le taux de croissance du PIB était de -5,2 %, plus lent qu’aux États-Unis (-3,4 %) mais supérieur à celui du Mexique où l’économie a diminué de 8,3 %.Le niveau de vie du Canada, mesuré par le PIB par habitant, était de 43 295 $. C’est inférieur à celui des États-Unis (63 593 dollars) mais supérieur à celui du Mexique (8 329 dollars). 

Le Canada a à peu près la même taille que les États-Unis, soit 3,85 millions de milles carrés. Mais elle ne compte qu’un neuvième de sa population, soit environ 37,7 millions d’habitants. C’est environ cinq fois la taille du Mexique, avec un peu plus d’un quart de la population. Pourquoi le Canada est-il si peu peuplé ? Climat. Sa moitié nord est si froide une grande partie de l’année que le sol reste gelé en permanence. En conséquence, environ 90 % de la population vit à moins de 100 milles de la frontière américaine.

Note

Près de 50 % des terres du Canada sont enfermées dans le pergélisol. Cela pourrait changer en raison du réchauffement climatique.

Le Canada possède plus d’eau douce que tout autre pays. Il compte environ 2 millions de lacs.La majeure partie ne peut pas être utilisée à des fins productives, comme l’hydroélectricité ou même l’irrigation. Seulement 6,5 % des terres du Canada sont agricoles, comparativement à 44,4 % des terres aux États-Unis et à 55 % au Mexique.

Trudeau et Trump

Le 24 avril 2017, l’administration Trump a annoncé de nouveaux tarifs sur le bois d’œuvre canadien pouvant atteindre 24 %. Cela affecterait environ 5,8 milliards de dollars d’exportations. Les provinces de l’Ouest autorisent les bûcherons à couper des arbres sur les terres appartenant au gouvernement. Le Département américain du Commerce affirme que les taux réduits autorisent le dumping commercial.

La menace à elle seule a réduit les importations de bois d’œuvre résineux canadien. Le tarif serait rétroactif.De nombreuses entreprises hésiteraient à acheter du bois d’œuvre qui pourrait faire l’objet d’un supplément aussi important.

Le ministère du Commerce doit prouver à la Commission américaine du commerce international que les actions du Canada nuisent à l’industrie américaine du bois. En 2004, un comité de l’ALENA a déclaré que les États-Unis n’avaient pas prouvé que le dumping avait porté préjudice à l’industrie américaine du bois. 

Note

Les tarifs canadiens sur le bois d’œuvre ont augmenté et diminué à plusieurs reprises depuis 2017. En 2021, les tarifs ont doublé, passant de près de 9 % à près de 18 %. En 2022, les tarifs canadiens sur le bois d’œuvre sont tombés à moins de 12 %.

Le 26 avril 2017, le président Trump a annoncé que les États-Unis pourraient se retirer de l’ALENA, avant de faire marche arrière quelques heures plus tard.Cela fait suite à l’intention déclarée de son administration de renégocier l’ALENA.Le président estime que l’accord actuel donne trop d’avantages au Mexique. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a déclaré qu’il serait prêt à négocier un accord bilatéral distinct avec les États-Unis. ​

Trump a également retiré les États-Unis du Partenariat transpacifique.Trudeau et les autres signataires ont avancé sur l’accord sans les États-Unis sous le nouveau nom « Accord progressiste global pour le partenariat transpacifique (CPTPP) ».

L’économie du Canada dépend des États-Unis

Le Canada est le 14e exportateur mondial selon la Banque mondiale.En 2020, ses exportations ont atteint environ 483 milliards de dollars. Le commerce avec les États-Unis et le Mexique a triplé depuis 1994, grâce à l’ALENA.Le Canada est le plus grand fournisseur d’énergie des États-Unis. Cela comprend le pétrole brut, les produits pétroliers, le gaz naturel et l’électricité.

Le Canada a du mal à surmonter un autre handicap géographique. Il ne borde aucun pays autre que les États-Unis. Cela rend les expéditions de marchandises vers d’autres marchés plus coûteuses.

Le Canada a bénéficié de la découverte de sables bitumineux en Alberta. Cela lui a donné les troisièmes plus grandes réserves de pétrole au monde, avec 167,7 milliards de barils. C’est derrière l’Arabie Saoudite et le Venezuela. Selon l’Energy Information Administration des États-Unis, il se classe au 13e rang mondial pour le pétrole de schiste récupérable et au cinquième rang pour le gaz de schiste.Le Canada est le cinquième producteur mondial de pétrole et possède les troisièmes réserves prouvées de pétrole.

Perspectives d’avenir

Des saisons de croissance plus longues permettent déjà aux agriculteurs de cultiver des cultures telles que le maïs, ce qu’ils n’auraient jamais pu faire auparavant.Les températures moyennes au Canada se sont réchauffées de 1,7 degrés Celsius entre 1948 et 2016, et le nord du Canada s’est réchauffé de 2,3 degrés.Cela prolonge la saison de croissance.

Une étude gouvernementale de 2019 a révélé que le Canada se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Il a mis en garde contre les inondations côtières, les sécheresses et les incendies de forêt.

Malgré le risque accru de catastrophes naturelles, au cours des 40 prochaines années, les changements climatiques pourraient également profiter au Canada. Au cours du XXe siècle, la superficie de la plus grande plate-forme de glace de l’Arctique a diminué de 90 %.Au cours des 30 dernières années, l’Arctique s’est réchauffé deux fois plus vite que le reste du monde.En conséquence, la route maritime du Nord et le passage du Nord-Ouest pourraient s’ouvrir au trafic commercial à mesure que la glace continue de fondre. Les analystes prédisent qu’elle pourrait devenir une route commerciale majeure d’ici 2050.