Étiologies rares du flutter auriculaire : exploration des affections sous-jacentes rares et des facteurs contributifs

Le flutter auriculaire est une arythmie cardiaque courante caractérisée par des contractions auriculaires rapides et régulières. Bien qu’il survienne souvent chez les personnes atteintes d’une maladie cardiaque structurelle ou d’autres facteurs de risque connus, il existe également des étiologies rares du flutter auriculaire qui méritent attention. Les oreillettes battent normalement à une fréquence de 60 à 100 battements par minute, mais en FA, elles peuvent battre à une fréquence de 300 à 400 battements par minute. Ce rythme auriculaire rapide peut provoquer un battement trop rapide des cavités inférieures du cœur (ventricules), ce qui peut entraîner des symptômes tels queessoufflement,douleur thoracique, etétourdissements. Dans cet article, nous nous penchons sur les causes moins connues et les facteurs contributifs du flutter auriculaire, mettant en lumière des affections sous-jacentes rares et explorant leur impact sur ce trouble du rythme.

Étiologies rares du flutter auriculaire : exploration des affections sous-jacentes rares et des facteurs contributifs 

  1. Dysfonctionnement thyroïdien et flutter auriculaire :

Une étiologie rare du flutter auriculaire est le dysfonctionnement de la thyroïde. Les deuxhypothyroïdie(faibles niveaux d’hormones thyroïdiennes) ethyperthyroïdie(taux excessifs d’hormones thyroïdiennes) ont été associés à un risque accru de développer un flutter auriculaire. La perturbation de l’équilibre des hormones thyroïdiennes peut affecter le système de conduction électrique du cœur, entraînant des arythmies telles que le flutter auriculaire. Comprendre et traiter le dysfonctionnement thyroïdien est crucial pour gérer et traiter le flutter auriculaire chez les personnes affectées.(1)

  1. Maladie pulmonaire et flutter auriculaire :

Certaines affections pulmonaires peuvent contribuer au développement du flutter auriculaire. La maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), l’hypertension pulmonaire et l’embolie pulmonaire sont des exemples d’affections pulmonaires sous-jacentes qui peuvent perturber le rythme cardiaque normal et augmenter le risque de flutter auriculaire. Une gestion efficace de ces affections pulmonaires est essentielle pour minimiser le risque et l’impact du flutter auriculaire.(2) 

  1. Anomalies cardiaques structurelles :

Bien que les anomalies cardiaques structurelles soient généralement associées au flutter auriculaire, il existe des affections rares et moins connues qui peuvent contribuer à son développement. Les malformations cardiaques congénitales, telles que la communication interauriculaire (TSA), la communication interventriculaire (VSD) ou une connexion veineuse pulmonaire anormale, peuvent créer des voies électriques anormales dans le cœur, favorisant l’apparition d’un flutter auriculaire. La détection précoce et la gestion appropriée de ces anomalies structurelles sont cruciales pour prévenir les complications associées au flutter auriculaire.(3)

  1. Médicaments et flutter auriculaire :

Certains médicaments ont été associés à un risque accru de flutter auriculaire. Ces médicaments comprennent des médicaments antiarythmiques, tels que le flécaïnide et la propafénone, ainsi que d’autres médicaments susceptibles de perturber le rythme cardiaque normal. Il est important que les prestataires de soins de santé soient conscients de ces associations et envisagent des médicaments alternatifs ou surveillent de près les patients qui présentent un risque plus élevé de flutter auriculaire en raison de leur régime médicamenteux.(4) 

  1. Déséquilibre électrolytique et flutter auriculaire :

Les déséquilibres électrolytiques, en particulier les faibles niveaux de potassium et de magnésium, peuvent perturber le système de conduction électrique du cœur et contribuer au développement du flutter auriculaire. Cela souligne l’importance de maintenir un équilibre électrolytique sain grâce à une bonne nutrition et, dans certains cas, à une supplémentation. La gestion des déséquilibres électrolytiques sous-jacents peut jouer un rôle important dans la prévention ou la gestion du flutter auriculaire.(5)

  1. D’autres étiologies peu courantes du flutter auriculaire comprennent :

  • Cardiopathie congénitale:Les personnes atteintes de malformations cardiaques congénitales courent un risque accru de développer un flutter auriculaire.
  • Cardiomyopathie de Takotsubo: Également connue sous le nom de « syndrome du cœur brisé », la cardiomyopathie de Takotsubo est une maladie qui peut provoquer une hypertrophie et un affaiblissement soudain du cœur. Cela peut conduire à un flutter auriculaire.
  • Syndrome de Wolff-Parkinson-White: Il s’agit d’une maladie cardiaque congénitale caractérisée par un trajet électrique anormal entre les oreillettes et les ventricules. Cette voie peut déclencher un flutter auriculaire.
  • Péricardite: Il s’agit d’une inflammation de la muqueuse autour du cœur. La péricardite peut parfois entraîner un flutter auriculaire.
  • Thyrotoxicose: Il s’agit d’une condition qui survient lorsque la glande thyroïde produit trop d’hormones thyroïdiennes. La thyréotoxicose peut parfois entraîner un flutter auriculaire.

Si on vous a diagnostiqué un flutter auriculaire, il est important de consulter un médecin pour déterminer la cause sous-jacente de votre arythmie. Cela aidera votre médecin à élaborer le meilleur plan de traitement pour vous.

Conclusion:

Bien que le flutter auriculaire soit souvent associé à des facteurs de risque connus et à des affections sous-jacentes, il est important de reconnaître les étiologies rares qui peuvent contribuer à ce trouble du rythme. Le dysfonctionnement de la thyroïde, les maladies pulmonaires, les anomalies cardiaques structurelles, les médicaments et les déséquilibres électrolytiques font partie des facteurs les moins connus pouvant conduire au flutter auriculaire. En comprenant et en traitant ces maladies sous-jacentes rares et ces facteurs contributifs, les prestataires de soins de santé peuvent améliorer le diagnostic, le traitement et la gestion du flutter auriculaire, améliorant ainsi les résultats pour les patients.

N’oubliez pas que si vous ou quelqu’un que vous connaissez présentez des symptômes de flutter auriculaire, il est essentiel de consulter rapidement un médecin pour une évaluation, un diagnostic et une prise en charge appropriés.

Références :

  1. Gopinathannair R, Etheridge SP, Marchlinski FE et al. Plan d’examen de certification de sous-spécialité en arythmie et électrophysiologie : spécialiste certifié en dispositifs cardiaques – électrophysiologie (CCDS) et spécialiste certifié en électrophysiologie (CEPS) (NASPExAM, 2021). Rythme cardiaque. 2021;18(1):e1-e15. est ce que je:10.1016/j.hrthm.2020.07.024
  2. Shen MJ, Zipes DP. Rôle du système nerveux autonome dans la modulation des arythmies cardiaques. Circ Rés. 2014;114(6):1004-1021. est ce que je:10.1161/CIRCRESAHA.113.302549
  3. Khairy P, Van Hare GF, Balaji S et al. Déclaration de consensus des experts PACES/HRS sur la reconnaissance et la gestion des arythmies dans les cardiopathies congénitales chez l’adulte : élaborée en partenariat entre la Société d’électrophysiologie pédiatrique et congénitale (PACES) et la Société de rythme cardiaque (HRS). Approuvé par les organes directeurs du PACES, du HRS, de l’American College of Cardiology (ACC), de l’American Heart Association (AHA), de l’European Heart Rhythm Association (EHRA), de la Société canadienne du rythme cardiaque (CHRS) et de la Société internationale des cardiopathies congénitales chez l’adulte (ISACHD). Rythme cardiaque. 2014;11(10):e102-e165. est ce que je:10.1016/j.hrthm.2014.05.009
  4. Page RL, Joglar JA, Caldwell MA et al. Lignes directrices ACC/AHA/HRS 2015 pour la prise en charge des patients adultes atteints de tachycardie supraventriculaire : rapport du groupe de travail de l’American College of Cardiology/American Heart Association sur les lignes directrices de pratique clinique et de la Heart Rhythm Society. Circulation. 2016;133(14):e506-e574. est ce que je:10.1161/CIR.0000000000000311
  5. Dukes JW, Dewland TA, Vittinghoff E, Olgin JE, Pletcher MJ, Hahn JA et al. Accès au risque d’alcool et de troubles du rythme cardiaque chez les patients atteints de fibrillation auriculaire. J Am Coll Cardiol. 2018;71(9):994-1001. est ce que je: 10.1016/j.jacc.2017.12.056.

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