Syndrome présumé d’histoplasmose oculaire : causes, symptômes, traitement, perspectives, diagnostic

Qu’est-ce que le syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS) ?

Le syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS) est une maladie de l’œil qui serait due à une infection par l’espèce Histoplasma.

L’histoplasme est connu pour affecter les poumons et peut également entraîner des complications à long terme dans d’autres organes et peut également très rarement affecter l’œil. Le champignon se propage dans les vaisseaux sanguins et provoque des problèmes oculaires.

De nombreuses personnes ne savent pas qu’elles sont atteintes d’histoplasmose, car elles ne présentent aucun symptôme.

Le syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS) peut entraîner des cicatrices à l’arrière de l’œil, autour de la rétine et du nerf optique. Cela peut entraîner l’accumulation de nouveaux vaisseaux sanguins et entraîner des modifications de la vision ou une perte de vision.(1)

Le lien entre Histoplasma et le syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS) est toujours controversé et la manière dont le champignon peut causer le POHS n’est pas claire et nécessite des recherches supplémentaires.(2)

Une étude réalisée en 2014 sur 100 000 personnes a révélé que 13 personnes souffraient du syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS) et parmi elles, 1 sur 4 avait de nouveaux vaisseaux sanguins pouvant entraîner une perte de vision.(3)

Causes du syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS)

Selon une théorie de pointe, le syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS) commence lorsqu’une personne inhale les spores du champignon Histoplasma capsulatum.(4)Ce champignon est endémique dans le sol de certaines régions des États-Unis, notamment la vallée du Mississippi et de l’Ohio. 60 % des adultes de ces régions sont testés positifs aux tests cutanés.(1)

En outre, certaines activités impliquant la manipulation du sol avec des déjections d’oiseaux et de chauves-souris peuvent augmenter le risque d’inhalation de champignons.(5)

Le syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS) est fréquent dans les zones où l’histoplasmose est courante. Un traitement antifongique n’est peut-être pas nécessaire car on pensait que les champignons n’étaient pas présents dans les yeux.

Toutes les personnes qui inhalent des spores ne développent pas une histoplasmose ou un syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS). Certains facteurs peuvent augmenter le risque qu’une personne développe ces conditions, notamment :

  • Un système immunitaire affaibli
  • Fumeur
  • Être âgé de 55 ans ou plus
  • Avoir une maladie pulmonaire préexistante

Symptômes du syndrome présumé d’histoplasmose oculaire

Certaines personnes ne présentent aucun symptôme du syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS) aux premiers stades. Une personne peut ne pas savoir si elle a une néovascularisation choroïdienne, mais remarquerait les symptômes suivants :

  • Vision floue
  • Modifications de la vision ou angles morts
  • Distorsion de la forme des objets, telle que des lignes droites semblant tordues.

Un ophtalmologiste peut remarquer une néovascularisation choroïdienne sur l’œil, car il peut remarquer de petites taches blanches dans l’œil.(3)

Une personne peut être suspectée d’être atteinte du syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS) si elle a des antécédents d’histoplasmose et développe des problèmes de vision. Mais cela ne s’applique pas au fait que toute personne ayant reçu un diagnostic de syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS) a des antécédents d’histoplasmose. Par conséquent, si des symptômes apparaissent, le diagnostic de POHS ne peut être ignoré.

Diagnostic du syndrome présumé d’histoplasmose oculaire

Pour le diagnostic, le médecin interroge la personne sur le symptôme.(6)Les pupilles sont dilatées pour regarder le fond des yeux. Des tests d’imagerie spécifiques tels que la tomographie par cohérence oculaire (OCT) et l’angiographie à la fluorescéine (AF) sont effectués pour examiner les vaisseaux situés au fond de l’œil.

Si des cicatrices ou des vaisseaux sanguins atypiques sont détectés, le médecin peut diagnostiquer un syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS).

Un test cutané peut également être recommandé pour l’histoplasmose.

Traitement du syndrome présumé d’histoplasmose oculaire

Toutes les personnes atteintes du syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS) n’ont pas besoin d’un traitement. Certains peuvent subir des changements de vision et bénéficier de certaines interventions. Le traitement du syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS) ne se concentre pas sur le traitement de l’infection fongique mais sur l’inflammation qui provoque des lésions oculaires.

Les médicaments injectables peuvent être utiles pour arrêter la prolifération des vaisseaux sanguins. Cela se fait en engourdissant les yeux avant l’injection afin que les gens ne ressentent rien.

Parfois, une thérapie photodynamique peut être utilisée, dans laquelle l’énergie lumineuse et des médicaments sensibles à la lumière sont utilisés conjointement avec des médicaments anti-VEGF.

La chirurgie au laser peut être pratiquée pour empêcher la croissance de vaisseaux sanguins supplémentaires.(6)

Perspectives du syndrome présumé d’histoplasmose oculaire

Les perspectives du syndrome présumé d’histoplasmose oculaire (POHS) sont généralement bonnes si une personne reçoit un traitement précoce pour les vaisseaux sanguins avant qu’ils ne soient cicatrisés.

Dans certains cas, même avec des cicatrices, il est possible d’inverser la perte de vision. Une surveillance oculaire régulière est importante pour éviter que les taches dans l’œil ne s’aggravent.