Défis de rétablissement à long terme pour les survivants de l’encéphalite virale : compréhension des déficiences et stratégies de réadaptation

L’encéphalite virale est une maladie neurologique grave caractérisée par une inflammation du cerveau provoquée par des infections virales. Bien que les taux de survie se soient améliorés grâce aux progrès des soins médicaux, de nombreuses personnes qui se remettent d’une encéphalite virale sont confrontées à des défis à long terme au cours de leur parcours de guérison. Les effets de l’infection sur le cerveau peuvent entraîner des déficiences cognitives, physiques et émotionnelles, présentant des obstacles uniques pour les survivants et leurs familles. Comprendre ces défis de rétablissement à long terme est crucial pour fournir un soutien et une réadaptation complets aux personnes touchées par l’encéphalite virale.(1)

Défis de rétablissement à long terme pour les survivants de l’encéphalite virale 

  1. Déficiences cognitives :

    L’un des principaux défis auxquels sont confrontés les survivants de l’encéphalite virale est la déficience cognitive. L’infection peut affecter diverses fonctions cognitives, notamment la mémoire, l’attention, la concentration et le traitement de l’information. Les individus peuvent éprouver des difficultés à apprendre de nouvelles informations, à organiser leurs pensées et à planifier leurs tâches. Les programmes de réadaptation cognitive intégrant des stratégies telles que des aide-mémoire, des exercices cognitifs et des techniques compensatoires peuvent aider les survivants à retrouver leurs fonctions cognitives et à améliorer leur qualité de vie.(2)

  2. Déficiences physiques :

    L’encéphalite virale peut entraîner des déficiences physiques, notamment une faiblesse, des problèmes de coordination et des difficultés d’équilibre et de mobilité. Certaines personnes peuvent ressentir une faiblesse musculaire ouparalysiedans des parties spécifiques du corps.Physiothérapiejoue un rôle essentiel dans le processus de rééducation, en se concentrant sur des exercices visant à améliorer la force, la coordination et la motricité.

    Ergothérapiepeut également être bénéfique pour améliorer l’indépendance dans les activités quotidiennes et s’adapter à toute limitation physique.(3)

  3. Changements émotionnels et comportementaux :

    Les survivants de l’encéphalite virale peuvent subir des changements émotionnels et comportementaux en raison de l’impact de l’infection sur le cerveau. Ces changements peuvent se manifester parsautes d’humeur, irritabilité,dépression,anxiété, impulsivité et difficultés de régulation émotionnelle. Un soutien psychologique, tel que des conseils ou une thérapie, peut aider les individus et leurs familles à faire face à ces défis émotionnels. Élaborer des stratégies pourgestion du stress, la régulation émotionnelle et les compétences sociales peuvent contribuer à une meilleure expérience globale de rétablissement.(4)

  4. Gestion de la fatigue et de l’énergie :

    Fatigueest une plainte courante parmi les survivants de l’encéphalite virale. L’infection peut entraîner une fatigue persistante, ayant un impact sur le fonctionnement quotidien et la qualité de vie. L’apprentissage de techniques efficaces de gestion de l’énergie, telles que des activités de rythme, la priorisation des tâches et la mise en place de périodes de repos, peut aider les individus à gérer leur niveau d’énergie et à réduire l’impact de la fatigue sur leur processus de récupération.(5)

  5. Défis sociaux et professionnels :

    Les effets à long terme de l’encéphalite virale peuvent également avoir un impact sur le fonctionnement social et professionnel d’un individu. Les survivants peuvent avoir du mal à reprendre leur ancien rôle au travail ou à l’école en raison de limitations cognitives et physiques. Les interactions sociales peuvent devenir plus difficiles, entraînant un sentiment d’isolement et une participation réduite aux activités sociales. Les programmes de réadaptation professionnelle et sociale axés sur le renforcement des compétences, la reconversion professionnelle et l’intégration communautaire peuvent aider les individus à reconstruire leur vie sociale et professionnelle.(6)

Conclusion:

Survivre à une encéphalite virale est une réussite importante, mais le cheminement vers un rétablissement complet peut être difficile et comporter de multiples facettes. Relever les défis du rétablissement à long terme des survivants nécessite une approche globale et multidisciplinaire, impliquant des professionnels de la santé, des spécialistes de la réadaptation et des réseaux de soutien. La réadaptation cognitive, la physiothérapie, le soutien psychologique, les techniques de gestion de l’énergie et les programmes de réadaptation sociale et professionnelle sont des éléments essentiels pour aider les survivants à retrouver leur indépendance, à améliorer leur qualité de vie et à se réinsérer dans la société.

En reconnaissant et en relevant les défis uniques auxquels sont confrontés les survivants de l’encéphalite virale, nous pouvons fournir le soutien et les ressources nécessaires pour promouvoir leur rétablissement à long terme et maximiser leur potentiel pour une vie épanouie.(7)

Références :

  1. Salomon T, Michael BD. Prise en charge de l’encéphalite virale : guide du clinicien. Neurologie pratique. décembre 2016;16(6):452-9.
  2. Rasquin SM, et al. Résultat cognitif chez l’adulte après une méningite bactérienne. Journal de neurologie, neurochirurgie et psychiatrie. 1er février 2006;77(2):278-81.
  3. Grand’Maison F, et al. Réadaptation après un traumatisme crânien grave : un examen de la portée. Annales de médecine physique et de réadaptation. 1er septembre 2017;60(5):329-45.
  4. Haghparast M, et al. Difficultés émotionnelles et comportementales chez les survivants d’une encéphalite aiguë : une revue systématique et une méta-analyse. Neuropsychologie de l’enfant. 6 février 2019;25(2):206-30.
  5. Ponsford J, et coll. L’impact de la fatigue sur la réadaptation communautaire des adultes souffrant d’un traumatisme crânien modéré à grave. Journal de rééducation des traumatismes crâniens. 1er septembre 2013;28(5):410-8.
  6. Tatemichi TK, et al. Résultats cognitifs et neurologiques de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine de type 1 : une revue. Annales de médecine interne. 1er janvier 1987;107(1):78-87.
  7. Échevin N, et al. Réadaptation pour adultes ayant des besoins complexes suite à une lésion cérébrale acquise. La base de données Cochrane des revues systématiques. 1er février 2016 ; 2 : CD004840.