Qu’arrive-t-il à l’héritage d’un bénéficiaire mineur ?

Les mineurs peuvent être bénéficiaires, mais ils ne peuvent légalement posséder leurs biens avant d’avoir atteint la majorité. Ce qui se passe lorsque vous léguez un héritage à un bénéficiaire encore mineur dépend de la nature du legs et de la loi de l’État. 

Les mineurs bénéficiaires de dons directs 

Lorsque les biens sont laissés directement à un bénéficiaire mineur, par exemple dans le cadre d’une copropriété de biens ou d’un compte payable au décès, le mineur n’aura pas l’autorité légale d’en prendre le contrôle en raison de son âge.

Il en va de même pour les héritages reçus via un dernier testament ou d’une succession ab intestat – lorsque le défunt est décédé sans testament – ​​ou qu’une fiducie entre vifs a été rédigée de manière incorrecte, de sorte que ses conditions n’ont pas été honorées.

Dans ce cas, la loi de l’État détermine qui doit recevoir la succession du défunt et selon quelles mesures. Généralement, le parent le plus proche héritera de la propriété. La succession ne reviendra qu’à des parents plus éloignés s’il n’y a pas de conjoint ni d’enfants. 

Le sort de l’héritage d’un mineur dans ces cas dépend des lois de l’État où réside le mineur et de la valeur du legs.

Comptes UTMA, UGMA et 529

Si la valeur des biens laissés au mineur n’est pas significative, généralement 20 000 $ ou moins, la loi de l’État peut autoriser un adulte intéressé, tel que le parent ou le grand-parent du mineur, à demander que l’héritage du mineur soit placé sur un compte établi en vertu de la Loi uniforme sur les transferts aux mineurs (UTMA) ou de la Loi uniforme sur les cadeaux aux mineurs (UGMA) de l’État.

Ces comptes peuvent contenir les fonds de l’enfant jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de la majorité : 18 ans dans la plupart des États, mais parfois 21 ans. En outre, certains États autorisent un adulte intéressé à demander que les biens soient placés sur un compte 529 au profit du mineur. Il s’agit d’un plan d’épargne fiscalement avantageux pour aider à payer les futurs frais de scolarité ou les frais de scolarité dans les écoles privées du primaire et du secondaire.

Dans certains États, un parent peut assumer personnellement la gestion de très petites sommes, comme des cadeaux de 5 000 $ ou moins d’un grand-parent ou d’un autre adulte, au nom de son enfant mineur. Le parent n’aurait pas besoin d’utiliser un compte spécialisé UTMA, UGMA ou 529 dans ces cas.

Conservatoires pour mineurs bénéficiaires 

Si la valeur des actifs laissés à un mineur est supérieure à ce qui peut être placé sur un compte UTMA, UGMA ou 529, ou si les lois de l’État où vit le mineur n’autorisent pas ces types de comptes pour les actifs hérités, une tutelle supervisée par le tribunal doit être établie au profit du mineur.

Le représentant personnel ou l’exécuteur testamentaire nommé par le tribunal déposera une requête demandant qu’un conservateur soit nommé au nom du mineur pour gérer l’héritage lorsqu’une succession d’homologation aura été ouverte. S’il n’y a pas de succession d’homologation, par exemple si le mineur nommé est le bénéficiaire d’une police d’assurance-vie ou d’un compte de retraite, un adulte intéressé peut alors déposer la requête.

L’adulte intéressé peut être un oncle ou une tante, mais il n’est pas nécessaire qu’il soit un parent. L’important est que ce soit quelqu’un de confiance.

Un juge décidera alors qui nommer comme conservateur du mineur après avoir entendu le témoignage de toutes les personnes intéressées, y compris parfois le mineur s’il a dépassé un âge spécifique, généralement 12 ou 13 ans. L’âge exact est déterminé par la loi de l’État.

Dans la plupart des cas, le parent de l’enfant est choisi comme tuteur à moins que les deux parents ne soient décédés ou autrement jugés inappropriés ou incapables d’accomplir leurs fonctions.

Le conservateur désigné assumera la gestion et le contrôle de la succession du mineur jusqu’à ce que celui-ci devienne majeur. Les parents qui laissent un héritage à leurs enfants mineurs peuvent éviter une grande partie de cette difficulté en nommant un conservateur dans leur plan successoral.

L’essentiel : la maturité

Même si un enfant a l’âge légal pour être bénéficiaire (que ce soit 18 ou 21 ans), il peut ne pas avoir la maturité nécessaire pour gérer une grosse somme d’argent. C’est pourquoi de nombreux parents, dans leur planification successorale, établissent des fiducies auxquelles un enfant ne peut toucher que lorsqu’il est plus âgé. Par exemple, les enfants ayant des problèmes de dépendance qui les amèneraient probablement à dilapider leur argent de manière imprudente sont également des candidats à ce type de plan.

Foire aux questions (FAQ)

Quel âge doit avoir un bénéficiaire ?

Vous pouvez laisser un héritage à qui vous voulez. Il n’y a pas de limite d’âge. Les seules restrictions concernent le moment où le mineur peut prendre le contrôle de l’héritage. Dans certains cas, un bénéficiaire mineur peut ne pas avoir un accès immédiat aux biens à votre décès, mais il en sera propriétaire.

Un parent peut-il dépenser l’héritage d’un enfant ?

Les parents ne sont pas tenus de laisser un héritage à leurs enfants. Si un parent choisit de léguer un héritage à son enfant, il peut également choisir de révoquer cet héritage et de dépenser l’argent à sa guise.