C’est le « véritable » taux de chômage aux États-Unis si l’on prend en compte les chômeurs, les travailleurs à temps partiel et ceux qui gagnent moins que le salaire minimum vital, selon une nouvelle méthodologie élaborée par un groupe de réflexion économique.
Cette mesure, publiée cette semaine par l’Institut Ludwig pour la prospérité économique partagée, représente plus de trois fois le taux de chômage officiel de 7,9 % publié par le Bureau of Labor Statistics des États-Unis. Ce chiffre communément rapporté, le « taux de chômage U3 », mesure les personnes qui recherchent du travail mais n’en ont pas.
“Bien que cette mesure puisse être élégante dans sa simplicité, elle présente une image très incomplète et, à bien des égards, trompeuse”, indique un livre blanc du LISEP, fondé par l’économiste Gene Ludwig. « Ce concept de véritable emploi – le nombre d’Américains occupant un emploi à temps plein avec des revenus supérieurs au seuil de pauvreté – nous permet de mieux comprendre les circonstances économiques qui concernent la majorité des Américains. »
La statistique LISEP a été calculée à l’aide des mêmes données d’enquête que celles utilisées par le BLS pour déclarer le taux U-3, mais inclut les travailleurs qui n’ont pas d’emploi, ceux qui ne gagnent pas un salaire décent (fixé à 20 000 dollars par an) ou qui travaillent à temps partiel mais souhaitent un emploi à temps plein.
