Une nouvelle proposition du Nasdaq pousserait les quelque 3 300 sociétés cotées à sa bourse américaine à diversifier leurs conseils d’administration sous peine d’être radiées de la cote.
Dans les nouvelles règles de cotation proposées lundi à la Securities and Exchange Commission, le Nasdaq exigerait que la plupart des sociétés cotées aient au moins un administrateur « diversifié » d’ici deux ans et au moins deux d’ici quatre à cinq ans, selon la cotation. Il s’agirait notamment d’une personne qui s’identifie comme femme et d’une autre qui s’identifie comme LGBTQ ou comme une minorité « sous-représentée » : noire ou afro-américaine, hispanique ou latino-américaine, asiatique, amérindienne ou autochtone de l’Alaska, ou autochtone hawaïenne ou insulaire du Pacifique. Les entreprises pourraient également soumettre publiquement les raisons pour lesquelles elles n’atteignent pas cet objectif.
Le Nasdaq a déclaré que son objectif était d’améliorer la confiance des investisseurs dans les entreprises en les obligeant à être plus transparents sur leur philosophie en matière de diversité. Il a évalué plus de deux douzaines d’études établissant un lien entre la diversité et de meilleures performances financières et gouvernance d’entreprise. Dans le cadre de sa proposition, toutes les sociétés cotées seraient tenues de rendre compte systématiquement des données démographiques de leurs conseils d’administration.
“Nous pensons que cette règle de cotation est une étape dans un cheminement plus large visant à parvenir à une représentation inclusive dans l’ensemble des entreprises américaines”, a déclaré Adena Friedman, directrice générale du Nasdaq, dans un communiqué.
La bourse a constaté que plus de 75 % de ses sociétés cotées n’auraient pas satisfait à ces exigences au cours des six derniers mois, a indiqué la bourse.New York Timessignalé, sans dire d’où il a obtenu l’information. Un porte-parole du Nasdaq a refusé de commenter cette information.
La SEC a jusqu’à 240 jours pour approuver la proposition après sa publication au Federal Register. Les investisseurs, entreprises et autres membres du public auront 21 jours pour commenter.
