La Cour suprême autorise les propriétaires à reprendre les expulsions

La Cour suprême a annulé jeudi l’interdiction fédérale d’expulsion, supprimant une protection pour environ 3,5 millions de locataires qui pensent qu’ils risquent de perdre bientôt leur logement.

Points clés à retenir

  • La Cour suprême a annulé jeudi l’interdiction d’expulsion des Centers for Disease Control dans une décision de 6 voix contre 3.
  • Le verdict supprime une couche de protection juridique pour environ 3,5 millions de locataires qui pensent qu’ils seront probablement expulsés au cours des deux prochains mois, selon un récent sondage de recensement.
  • Un programme fédéral qui paie le loyer au nom des locataires en difficulté financière est toujours disponible pour les locataires et les propriétaires.

La Haute Cour a statué, par 6 voix contre 3, que les Centers for Disease Control and Prevention avaient outrepassé leur autorité en ordonnant que les propriétaires des comtés où la propagation du COVID-19 était importante ne puissent pas expulser les locataires de leur logement pour non-paiement du loyer s’ils signaient une déclaration attestant qu’ils souffraient de difficultés financières. Le verdict constitue une victoire pour les agents immobiliers et les propriétaires qui ont mené une bataille juridique pour permettre la reprise des expulsions.

Le dernier moratoire – remplaçant une interdiction similaire qui a duré de septembre au 31 juillet – n’a duré que 23 jours. L’ancienne interdiction du CDC a empêché 1,55 million de procédures d’expulsion d’être déposées devant les tribunaux, selon une estimation réalisée la semaine dernière par l’Eviction Lab de l’Université de Princeton. Trois millions et demi d’adultes en retard sur leur loyer s’estiment au moins assez susceptibles d’être expulsés au cours des deux prochains mois, selon une enquête du Census Bureau réalisée entre le 4 et le 16 août.

“Le moratoire fédéral sur les expulsions a été une bouée de sauvetage pour des millions de familles, la dernière protection fédérale restante permettant à beaucoup de personnes de rester logées de manière sûre et stable pendant la pandémie”, a déclaré jeudi la National Low Income Housing Coalition, un groupe de défense du logement. « Le résultat tragique, conséquent et entièrement évitable de cette décision pourrait être la perte de leur logement par des millions de personnes cet automne et cet hiver, tout comme la variante delta ravage des communautés et des vies. »

Outre l’interdiction nationale, d’autres mesures anti-expulsion restent en vigueur. Les locataires et les propriétaires peuvent toujours s’inscrire à un programme fédéral d’aide d’urgence au loyer qui rembourse le loyer et les factures de services publics, bien que les agences locales chargées de distribuer l’argent aient été ralenties par les formalités administratives. En outre, certains États, villes et gouvernements locaux ont imposé leurs propres restrictions en matière d’expulsion. 

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