Qu’est-ce qu’un examen de la règle de faillite de 2004 ?

Définition et exemple d’un examen de la règle de faillite de 2004

La Bankruptcy Rule 2004 est une règle fédérale qui stipule que « sur requête de toute partie intéressée, le tribunal peut ordonner l’examen de toute entité ».Il s’agit d’une procédure relativement rare, utilisée uniquement lorsque des préoccupations concernant des problèmes ou des incohérences dans le dossier d’un débiteur sont soulevées.

Cette règle existe dans les rares cas où les protocoles standards de faillite ne fournissent pas suffisamment de clarté pour que le syndic et le tribunal puissent prendre leurs décisions. L’examen de la Règle 2004 permet au syndic de mener une enquête plus approfondie sur les finances du débiteur afin de clarifier tout problème non résolu. Ils peuvent appeler divers témoins à témoigner pour mener cet examen.

Note

La règle 2004 ne s’applique pas aux cas de faillite impliquant un procès, qui se déroulent selon des règles différentes.

Comment fonctionne un examen de la règle de faillite de 2004

Le déclarant dans une affaire de faillite (le débiteur) doit fournir une grande quantité d’informations au tribunal, au syndic nommé par le tribunal et aux créanciers de l’affaire. Cela se produit dans les calendriers et déclarations officiels qu’ils déposent et lors de la réunion des créanciers, également appelée « réunion en vertu de l’article 341 ».

Dans la plupart des cas, les questions posées lors de l’assemblée des créanciers sont courtes et précises et ne suscitent aucune réponse inhabituelle. Il ne fait guère plus que vérifier les informations contenues dans les documents du débiteur déposés auprès du tribunal. Cependant, certaines réunions sont beaucoup plus complexes et peuvent nécessiter des heures de témoignage, en particulier pour les cas de réorganisation d’entreprise à grande échelle (chapitre 11).

Aussi complets que soient les calendriers, les déclarations et les réunions des créanciers, ils ne capturent parfois pas toutes les informations dont un syndic ou un créancier pourrait avoir besoin pour déterminer un plan d’action. Lors d’un examen de la Règle 2004, le syndic peut examiner pratiquement toute personne susceptible de détenir des informations concernant les finances, les biens, les horaires, le plan de réorganisation ou la capacité à payer les dettes du débiteur.

Note

La règle 2004 va plus loin qu’une assemblée des créanciers, car elle s’applique à toute partie susceptible de détenir des informations pertinentes pour l’affaire.

En outre, le tribunal a le pouvoir d’assigner une personne à comparaître pour qu’elle soit interrogée et d’ordonner à cette personne de présenter les documents pertinents. Tout comme une procédure judiciaire ou une déposition, l’interrogatoire se fait sous serment et s’effectue en présence d’un sténographe judiciaire. Les informations obtenues lors de l’interrogatoire peuvent ensuite être utilisées devant le tribunal, tout comme une déposition pourrait le faire.

Exigences pour un examen de la règle 2004

Si un syndic, un créancier ou toute autre partie intéressée par le règlement a besoin de plus d’informations, il peut lancer un examen en demandant une requête au tribunal. Si un examen est ordonné, sa portée permet une vaste portée. Selon la règle 2004(b), l’interrogatoire 

“ne peut concerner que les actes, la conduite ou les biens ou le passif et la situation financière du débiteur, ou toute question susceptible d’affecter l’administration de la succession du débiteur ou le droit du débiteur à une libération.”

Même si la règle prétend limiter les interrogatoires, le sujet d’un examen de la règle 2004 peut toucher pratiquement tout ce qui affecte les finances ou les biens du débiteur, passés et présents.

Note

Les créanciers peuvent utiliser un examen de la règle 2004 pour rechercher des informations sur des actifs non répertoriés ou des preuves à l’appui d’une procédure contradictoire afin de déterminer qu’une dette n’est pas libérable. 

Dans le cas où une entreprise peut être poursuivie en vertu du chapitre 11, du chapitre 12 ou du chapitre 13, l’interrogatoire peut également porter sur

“l’exploitation de toute entreprise et l’opportunité de sa continuation, la source de tout argent ou bien acquis ou à acquérir par le débiteur aux fins de réaliser un plan et la contrepartie donnée ou offerte à cet effet, et toute autre question pertinente au cas ou à la formulation d’un plan.”

Si une partie intéressée a une question ayant un rapport tangentiel avec les affaires financières passées ou actuelles du débiteur ou avec les projets du débiteur pour l’avenir, elle peut se présenter à un examen de la Règle 2004.

Les examens de la Règle 2004 sont souvent utilisés pour interroger les débiteurs sur la disparition de livres, de registres et d’actifs. L’article 727 sur la faillite prévoit qu’un débiteur bénéficie d’une libération à moins que certains actes n’aient été commis ou omis. Si un débiteur individuel a dissimulé des biens, caché ou détruit des livres et des registres, prêté un faux serment ou omis d’expliquer de manière satisfaisante la perte de registres ou de biens, le débiteur peut se voir refuser une libération.

Points clés à retenir

  • Un examen de la règle de faillite de 2004 est une enquête plus approfondie sur les finances d’un créancier s’il y a des inquiétudes concernant quoi que ce soit dans l’affaire.
  • Le syndic ou tout créancier peut demander un examen en vertu de la Règle 2004 pour diverses raisons, notamment une activité financière suspecte ou des signes d’actifs cachés.
  • Le syndic peut assigner à comparaître toute personne ayant un lien ou un intérêt dans les finances du débiteur pour l’enquête.