Existe-t-il un test sanguin pour l’allergie au latex ?

Le latex est une substance obtenue à partir de la sève de l’hévéa brasiliensis. Dans son processus de production, différentes substances sont ajoutées en fonction des caractéristiques finales souhaitées.

Diagnostic de l’allergie au latex

L’histoire clinique guidée par le spécialiste fournit des informations très utiles. La présence d’autres allergies, atopies, interventions chirurgicales et groupes à risque, sources possibles d’exposition, épisodes d’urticaire etanaphylaxiesont recueillies, ainsi que les réactions possibles par rapport à la consommation de plantain,kiwi,avocatetchâtaigne.

Le diagnostic complémentaire repose sur des tests cutanés (prick ou test intra-épidermique) et la détermination des IgE spécifiques (prise de sang).

Existe-t-il un test sanguin pour l’allergie au latex ?

Quelles analyses de sang ou tests de laboratoire sont habituellement effectués pour étudier l’allergie ? – Dans une réaction allergique, différentes cellules (lymphocytes, mastocytes, basophiles, éosinophiles…) et plusieurs molécules participent, certaines spécifiques à l’allergène qui déclenche la réaction (anticorps ou immunoglobulines) et d’autres substances médiatrices de la réponse allergique, communes aux différents allergènes (histamine, tryptase, etc.). Les techniques de laboratoire disponibles pour le diagnostic de l’allergie consistent à analyser la réponse spécifique, en essayant d’identifier l’allergène responsable des symptômes du patient ; et, d’autre part, déterminer le mécanisme immunologique de la réaction allergique.
Selon la fraction de sang dans laquelle ces tests sont réalisés, les techniques peuvent être classées en deux : les techniques sérologiques et cellulaires.

Les techniques sérologiques sont réalisées dans le sérum du patient, c’est-à-dire dans la fraction sanguine qui reste une fois éliminées les cellules et certaines protéines impliquées dans la coagulation. Cette fraction contient les immunoglobulines ou anticorps, et d’autres substances appelées médiateurs de la réaction allergique, comme l’histamine ou la tryptase, entre autres.

D’autre part, les techniques cellulaires appliquées au diagnostic de l’allergie sont réalisées en utilisant comme substrat l’étude in vitro des cellules effectrices de la réaction allergique isolées du sang périphérique du patient, des lymphocytes et/ou des basophiles ; et observer son activation après stimulation in vitro (en éprouvette) avec l’allergène suspecté.

Test de provocation :Ils sont indiqués lorsque le récit est évocateur et que les tests complémentaires sont négatifs ou contradictoires, ou pour exclure une allergie au latex chez des patients ne présentant pas de symptômes.

Le plus utilisé est le test d’utilisation de gants, dans lequel on met d’abord en contact un doigt de gant, puis un gant complet, en utilisant d’autre part un gant en vinyle ou en nitrile comme contrôle négatif ; il est considéré comme positif si le patient présente un érythème, un prurit, des cloques ou des symptômes respiratoires.

On peut également réaliser le test de provocation bronchique spécifique en aérosolisant des particules de latex soit à partir d’un extrait aqueux, soit par agitation de gants poudrés, bien que chez les enfants son utilisation soit très restreinte.

Est-il essentiel d’effectuer des analyses de sang une fois les tests cutanés effectués ?

S’il est vrai que les tests cutanés sont peu coûteux et faciles à réaliser, les analyses de sang en allergologie fournissent des informations supplémentaires qui complètent le diagnostic in vivo dans la plupart des cas. En fait, la détermination des IgE spécifiques a une plus grande spécificité que les tests cutanés, de telle sorte qu’avec les tests cutanés, il est possible de sélectionner un grand nombre de patients, parmi lesquels seraient inclus les vrais allergiques, mais aussi certains d’entre eux qui ne le sont pas vraiment (faux positifs), et qu’avec la détermination des IgE ils sont identifiés dans un pourcentage élevé. De cette façon, la combinaison des deux tests augmente les performances du diagnostic.

De plus, même si les tests cutanés ne sont pas quantitatifs, la détermination des IgE spécifiques l’est en réalité. Il est important de noter qu’une papule de plus grande taille obtenue lors du test cutané n’est pas toujours liée à un taux plus élevé d’IgE spécifiques.

Conclusion

L’allergie ultérieure n’est pas courante et son diagnostic constitue parfois un défi. Les tests cutanés sont complétés par des analyses de sang, même si dans les cas où ils ne sont pas indiqués – soit en raison de la prise de médicaments qui interfèrent avec eux, soit en raison de problèmes cutanés –, les analyses de sang seront le seul type de diagnostic dont dispose le médecin.

Lire aussi :

  • Syndrome alimentaire au latex : symptômes, traitement, aliments courants liés au syndrome alimentaire au latex
  • Existe-t-il un test sanguin pour l’allergie au latex ?
  • Quels préservatifs utilisez-vous si vous êtes allergique au latex ?
  • Qu’est-ce qu’une réaction de type 1 au latex ?
  • Combien de temps faut-il pour avoir une réaction allergique au latex ?
  • Une éruption cutanée allergique au latex peut-elle se propager à d’autres zones ?
  • Une allergie au latex peut-elle être aéroportée ?