Reflux gastro-œsophagien (RGO), également communément appeléreflux acide, est une condition dans laquelle le contenu de votre estomac s’échappe dans votre tube alimentaire ou votre œsophage. Vos acides gastriques peuvent être très irritables contre la paroi de votre œsophage et vous donner unsensation de brûlure. Cette sensation de brûlure est aussi appeléebrûlures d’estomac. Plusieurs conditions physiologiques et situations de santé sous-jacentes peuvent entraîner un reflux acide. Des programmes d’exercices intenses et vigoureux peuvent être l’un des facteurs déclencheurs qui peuvent non seulement conduire au reflux acide, mais également dégrader davantage la condition.(1)Dans ce contexte, il est utile de comprendre dans quelle mesure la marche peut être sûre en termes d’aggravation du RGO ou si elle peut aider à faire face à cette maladie.
La marche aggrave-t-elle le RGO ?
Comme première ligne de défense contre cette maladie, les médecins demandent souvent à leurs patients de perdre du poids. Les personnes obèses ont plus tendance à développer un RGO.(2)
L’excès de poids corporel exerce une pression accrue sur l’abdomen. Cela provoque le retour du contenu de l’estomac dans l’œsophage. Par conséquent, perdre du poids peut grandement contribuer au reflux acide. Marcheest un moyen simple mais non pénible par lequel vous pouvez améliorer votre condition.(1, 3)Étant donné que le reflux acide est une condition liée à une mauvaise digestion, un exercice physique léger qui peut améliorer la condition est fortement conseillé pour guérir le RGO. Les médecins conseillent souvent aux patients atteints de RGO de marcher trente minutes par jour.(3)
Cependant, les éléments mentionnés ci-dessous doivent être gardés à l’esprit :
Vitesse de marche
Le rythme, la vitesse ou l’intensité avec lesquels vous marchez peuvent faire une différence majeure sur l’état général du RGO. Si vous souhaitez obtenir la meilleure aide de vos routines de marche pour votre problème de RGO, vous devez alors maintenir un style de marche lent et confortable. Bien que l’exercice soit censé être utile pour guérir le RGO, il doit néanmoins s’agir d’un style d’exercice confortable. Des programmes d’entraînement trop rigoureux ou intenses peuvent nuire à la maladie.(1, 4)C’est exactement pour cela qu’il ne faut pas marcher trop vigoureusement. Cela peut conduire à une intensification de la condition de reflux acide. Quelques conseils à retenir :
- Marchez à un rythme léger comme 2-3 km/h (Marche rapide)
- Gardez la durée de la marche pendant 15 à 30 minutes
- Reposez-vous si vous vous sentez épuisé entre les deux
- Augmentez lentement le temps, pas brusquement
- Marchez au moins 5 jours par semaine.
Calendrier de marche pour le RGO
Le moment choisi pour votre marche est tout aussi impératif. Si votre routine de marche n’aide pas votre état de RGO, essayez de réorganiser le temps de votre marche. Marchez deux à trois heures après vos repas.(5)Vous devez consacrer ce temps après les repas si vous souhaitez obtenir les meilleurs résultats de vos horaires de marche.
Conclusion
La marche n’aggrave pas le RGO ; au contraire, cela améliore considérablement la condition. Marcher correctement en maintenant la vitesse, le rythme et le timing peut vous aider à améliorer l’état du RGO.(1)En parallèle, mangez des aliments légers et faciles à digérer. Vous devez disposer d’une quantité d’eau adéquate. L’eau facilite la digestion. Étant donné que le reflux acide est une affection résultant d’un système digestif faible, une alimentation appropriée et une consommation d’eau adéquate peuvent être d’une grande aide. Il est également important de ne pas dormir juste après avoir mangé. Prévoyez un intervalle d’au moins 2 heures entre le repas et le coucher. Tout cela, associé aux bons médicaments, peut améliorer la condition au fil du temps.
Références :
- https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16646627/
- https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/nmo.13009
- Avidan B, Sonnenberg A, Schnell TG, Sontag SJ. Marcher et mâcher réduisent le reflux acide postprandial. Aliment Pharmacol Ther. Février 2001;15(2):151-5.
- https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4675480/
- https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22204202/
